FAQ – Est-ce une élection comme une autre ?

En partie oui : nous verrons les mêmes encravatés ambitieux alterner entre promesses en l’air et dénigrement de projets plus cohérents. Sauf que cette-fois-ci, ils nous trouveront sur leur chemin ! Et pour deux raisons au moins, il ne s’agira finalement pas d’une élection tout à fait comme une autre.

La première est évidement d’ordre local. Il s’agit bien d’un scrutin exceptionnel, provoqué par l’éclatement du précédent conseil municipal élu en 2014. La liste qui l’emportera au soir du 15 avril ne disposera donc que d’un mandat très court. C’est pourquoi il faudra agir vite, aussi bien à la Mairie qu’au sein de l’Eurométropole. Le budget 2018 est certes d’ores et déjà voté, mais les marges de manœuvre resteront réelles. Quant aux budgets 2019 et 2020, ils devront faire l’objet d’une remise à plat et de grandes concertations avec la population. Il faut immédiatement engager de nouvelles orientations, qui permettront ensuite de poursuivre une politique radicalement différente lors des mandats suivants.

La deuxième raison dépasse les enjeux locaux. En attendant qu’une victoire de la France Insoumise aux élections présidentielles n’entraîne la convocation d’une assemblée constituante chargée d’abolir la monarchie présidentielle et de graver la démocratie locale dans le marbre de la VIe République, notre statut de première ville insoumise nous conférerait une responsabilité particulière. Celle de démontrer que nos idées sont non seulement parfaitement applicables, mais également salvatrices. En d’autres termes, notre historique cité des brasseurs a aujourd’hui l’occasion de devenir une pionnière, un laboratoire de nouvelles pratiques démocratiques et écologiques.

Pour toutes ces raisons, « Schilick l’Insoumise » n’entrera pas dans des querelles avec des personnes dont elle partage les convictions. Elle n’en a pas le temps, et encore moins l’envie. Elle restera donc concentrée sur ses projets et mobilisera uniquement ses forces contre ses vraies cibles : les inégalités sociales et économiques, la fragilisation des services publics, le béton, la pollution, la droite et l’extrême-droite.