Un devoir de solidarité: le relogemenT

Schilick l’Insoumise salue l’association Strasbourg Action Solidarité qui a lancé l’alerte et le réseau de solidarité de citoyens qui s’est créé pour venir en aide à la famille kosovare qui dormait sous une tente depuis 2 mois et dont les enfants sont scolarisés à Schiltigheim. Nous approuvons également la décision de Madame la Maire de prendre en charge les frais de cantine des enfants. Ces actions font honneur à la devise : «Liberté, Égalité, Fraternité» affichée sur le fronton de nos mairies

Cependant, un hébergement de 10 jours n’est pas suffisant, d’autant plus que la famille a déjà bénéficié d’un hébergement à Schiltigheim en 2017. Le nombre de logements vides à Strasbourg et à Schiltigheim est très important. À Schiltigheim, il représentait, en 2015, 8,1% des logements totaux qui sont au nombre de 15979 logements (source INSEE)!

Un relogement rapide et pérenne doit être proposé. Pour cela, il faut une volonté politique car, pour citer le discours de Victor Hugo du 9 juillet 1849 à l’Assemblée nationale, nous sommes: «de ceux qui pensent et qui affirment qu’on peut détruire la misère. […] Les législateurs et les gouvernants doivent y songer sans cesse ; car, en pareille matière, tant que le possible n’est pas fait, le devoir n’est pas rempli». Ainsi, il faut des actes forts de la part de la Maire pour répondre à cette urgence sociale

Schilick l’Insoumise demande à Madame la Maire de Schiltigheim de se mettre en relation avec l’autorité préfectorale pour trouver une solution de logement pérenne et conforme aux besoins de cette famille kosovare. En l’absence de réponse de la préfecture et faute de propositions concrètesde relogement, Madame la Maire doit, en vertu de l’article2212-2 du code général des collectivités territoriales, prononcer la réquisition de locaux vacants depuis de nombreuses années nécessaires au logement de cette famille sans abri dans la ville de Schiltigheim.