Surcharge des classes

La commune de Schiltigheim a un nombre d’élèves par école maternelle et par école élémentaire bien supérieur à la moyenne nationale. Nous rappelons que ces écoles sont de la compétence des communes.

Avec sept écoles maternelles, le nombre d’élèves à Schiltigheim est de deux cents en moyenne par établissement pour l’année scolaire 2019-2020. L’observatoire des territoires indique pour l’ensemble des communes de France, une moyenne de 105 élèves pour l’année 2017-2018.

Avec cinq écoles élémentaires dont une sur le ban de la commune de Bischheim, le nombre d’élèves à Schiltigheim est de quatre cents en moyenne par établissement pour l’année scolaire 2019-2020. L’observatoire des territoires informe pour l’ensemble des communes de France, une moyenne de 146 élèves pour l’année 2017-2018.

Ainsi, des rapports de 1 à 2 pour les écoles maternelles et de 1 à 4 pour les écoles élémentaires sont à souligner. Une telle concentration d’élèves en un même lieu engendre inévitablement une dégradation des conditions de scolarité des élèves et des difficultés de gestion pour le personnel éducatif et administratif comme

  • la promiscuité et le bruit qui sont facteurs de stress et de fatigue.

  • l’insuffisance des espaces de jeux de par le manque d’espace.

  • un environnement trop minéral et l’absence d’espace vert dans les cours d’écoles.

  • une détérioration des conditions de sécurité des élèves.

  • une difficulté supplémentaire des enseignants à transmettre les savoirs dans un environnement stressant.

Cette situation résulte d’un urbanisme qui a reposé sur la construction de logement sans réfléchir aux services et infrastructures indispensables à la vie en société des habitants comme les écoles ou la question des mobilités. Ainsi, la ville de Schiltigheim a la densité la plus élevé d’Alsace avec 3 976 habitants au km² au détriment d’une qualité des services publics nécessaire pour répondre aux besoins des habitants.

La réalisation de groupes scolaires supplémentaires à Schiltigheim est une nécessité urgente pour les années à venir, suite aux constructions récentes de logement plus de 1000, il est d’ailleurs prévu à l’horizon 2030, 2200 logements supplémentaires au plan local d’urbanisme de l’Eurométropole de Strasbourg (EMS). De tels investissement en matière d’éducation pèseront évidemment sur les finances de la ville, un étalement dans le temps aurait permis de répartir la charge financière de manière vertueuse.

Avec une part d’espace à usage urbain la plus forte de l’EMS avec 75% de son territoire, il sera ardu de trouver des lieux d’implantation pour les futures écoles qui soient conformes au bien être des élèves. Ainsi, la décision de construire l’école Simone Veil sur le site Fischer est contestable de par la mauvaise qualité de l’air comme l’attestent les différentes études.

De plus, pour lutter contre les îlots de chaleur, la plantation d’arbres et d’espaces végétalisés et la pose de sol clair et poreux s’imposent dans la conception de ces écoles. Autant d’espaces qui devront être accessibles par les riverains pour bénéficier de lieux rafraîchissants en dehors des temps scolaires lors des pics de chaleur qui semblent inévitables.