Communiqué du 27 Mars 2018
Débat télévisuel Alsace 20 du 03 avril 2018

La chaîne privée de télévision locale Alsace20 organisera un débat télévisé pour couvrir les élections partielles de Schiltigheim le 3 avril prochain. La France Insoumise, que nous représentons avec la liste « Schilick l’Insoumise », a réalisé des scores non négligeables de près de 27 % aux présidentielles et de 14,85 % aux législatives de 2017 à Schiltigheim. Cependant nous n’avons pas été invités. Persuadés qu’il s’agit d’une erreur de la part de cette chaîne, nous les avons contacté par mail et via leur page facebook pour leur faire part de notre étonnement. Le directeur général, M. Hahn nous a répondu en substance que :

  • Le CSA salue la pluralité de la chaîne,

  • M. Baader ayant réalisé un score de 5,41% aux dernières municipales, il n’est pas représentatif,

  • La chaîne ne possède pas de plateau pouvant accueillir plus de 4 candidats.

Nous pensons que ce débat, sous cette forme, n’est pas en mesure d’apporter à l’ensemble des citoyens tous les éclairages nécessaires sur ces élections. Nous allons solliciter d’autres chaînes télévisées, notamment du service public comme France 3 ou Arte, pour que l’une d’entre elles organise un débat de premier tour des élections municipales partielles de Schiltigheim en invitant l’ensemble des candidats, et que soient respectées les conditions d’une information plus objective et conforme à la mission de service public d’information.

Schilick l’Insoumise mobilise les quartiers

Ce week-end, les équipes de la liste Schilick l’Insoumise vont à la rencontre des habitant.e.s des quartiers pour présenter le programme « l’Avenir en Commun à Schiltigheim » et mobiliser très largement les Schilikois.es lors des élections municipales des 8 et 15 avril prochains.

Nous rappelons que le mouvement de la France Insoumise était arrivé en tête au premier tour des élections présidentielles de 2017, son candidat Jean-Luc Mélenchon réalisant un score de près de 27% des voix exprimées. La liste Schilick l’Insoumise a donc toute sa place dans le débat démocratique local.

L’Avenir en Commun à Schiltigheim

« L’Avenir en Commun à Schiltigheim », le programme de la liste Schilick l’Insoumise arrive. Il est le fruit d’un travail collaboratif effectué par les militants ainsi que d’échanges avec les acteurs associatifs et les habitants de Schiltigheim. Le programme détaillé sera disponible prochainement sur notre site. Nous vous présentons dès à présent les grandes lignes que vous pourrez retrouver dans vos boites aux lettres dans les prochains jours.

Alsace20 oublie d’inviter “Schilick l’Insoumise”

Ce jeudi 22 mars, pour “jouer son rôle citoyen”, Alsace20 annonçait dans une vidéo la tenue d’un débat le 3 avril, avec les “principales listes en présence”.

Si M. Kutner, M. Ball, Mme Jampoc-Bertrand et Mme Dambach sont bien visibles dans la vidéo, aucune allusion n’est faite à notre liste Schilick l’Insoumise. Nous n’avons pas non plus reçu d’invitation pour ce débat.

Rappelons pourtant que, lors du premier tour de la dernière élection présidentielle, La France insoumise était arrivée en tête dans notre ville.

Persuadé qu’il s’agit d’un simple oubli, Marc Baader répond à la chaîne 100% alsacienne :

Je viens de voir votre vidéo annonce du débat public sur les élections municipales de Schiltigheim.

Je suis étonné que vous ne fassiez pas référence à la liste “Schilick l’Insoumise” que je conduis. Convaincu que c’est un oubli et que vous avez à cœur une information complète de vos téléspectateurs, je reste à votre disposition pour participer à ce débat.

Vous trouverez sur notre page Facebook ou notre site toutes les informations susceptibles de préparer vos questions.

Dans l’attente de vous entendre ou vous lire, veuillez agréer mes sincères salutations.

Sauvegarde de la vidéo :

Capture d’écran du post facebook :
Lien du post facebook : https://www.facebook.com/alsace20.tv/videos/10155472890423652/?fref=mentions

FAQ – Est-ce une élection comme une autre ?

En partie oui : nous verrons les mêmes encravatés ambitieux alterner entre promesses en l’air et dénigrement de projets plus cohérents. Sauf que cette-fois-ci, ils nous trouveront sur leur chemin ! Et pour deux raisons au moins, il ne s’agira finalement pas d’une élection tout à fait comme une autre.

La première est évidement d’ordre local. Il s’agit bien d’un scrutin exceptionnel, provoqué par l’éclatement du précédent conseil municipal élu en 2014. La liste qui l’emportera au soir du 15 avril ne disposera donc que d’un mandat très court. C’est pourquoi il faudra agir vite, aussi bien à la Mairie qu’au sein de l’Eurométropole. Le budget 2018 est certes d’ores et déjà voté, mais les marges de manœuvre resteront réelles. Quant aux budgets 2019 et 2020, ils devront faire l’objet d’une remise à plat et de grandes concertations avec la population. Il faut immédiatement engager de nouvelles orientations, qui permettront ensuite de poursuivre une politique radicalement différente lors des mandats suivants.

La deuxième raison dépasse les enjeux locaux. En attendant qu’une victoire de la France Insoumise aux élections présidentielles n’entraîne la convocation d’une assemblée constituante chargée d’abolir la monarchie présidentielle et de graver la démocratie locale dans le marbre de la VIe République, notre statut de première ville insoumise nous conférerait une responsabilité particulière. Celle de démontrer que nos idées sont non seulement parfaitement applicables, mais également salvatrices. En d’autres termes, notre historique cité des brasseurs a aujourd’hui l’occasion de devenir une pionnière, un laboratoire de nouvelles pratiques démocratiques et écologiques.

Pour toutes ces raisons, « Schilick l’Insoumise » n’entrera pas dans des querelles avec des personnes dont elle partage les convictions. Elle n’en a pas le temps, et encore moins l’envie. Elle restera donc concentrée sur ses projets et mobilisera uniquement ses forces contre ses vraies cibles : les inégalités sociales et économiques, la fragilisation des services publics, le béton, la pollution, la droite et l’extrême-droite.

FAQ – Pourquoi la condamnation de la politique d’Emmanuel Macron est-elle nécessaire ?

Condamner fermement la politique d’austérité du président Emmanuel Macron est une nécessité pour tout élu local soucieux du bien vivre dans notre ville. L’exercice ne sera pourtant pas facile pour nos adversaires, les listes de Jean-Marie Kutner, Christian Ball et Danièle Dambach accueillant toutes plusieurs membres ou sympathisants d’En Marche. Ne pas le faire sous-entendrait pourtant que tout peut être résolu au niveau communal. En réalité, le contexte national, la situation internationale, les traités internationaux (CETA, etc.) ou les décisions discutables de la Commission européenne (pesticides, lanceurs d’alerte, etc) ont un impact non négligeable sur nos vies quotidiennes.

En 2018, le déficit public de la France sera de 85 milliards d’euros (300 milliards de recettes, 385 de dépenses, budget.gouv). Ce déficit sert d’argument au gouvernement pour justifier que les hôpitaux soit gérés comme des entreprises, ou de prétexte pour privatiser la SNCF au nom de l’efficacité. Il est directement à l’origine d’une détérioration des conditions de travail parfois dramatiques dans certains services publics. Les villes sont également touchées, avec la réduction des dotations aux collectivités territoriales ou la suppression de ressources fiscales qui mettent à mal leur indépendance financière. Pourquoi n’entendons-nous alors jamais Emmanuel Macron parler de la première cause de ce déficit public annuel de 85 milliards ?

L’évasion fiscale et l’optimisation agressive des multinationales, ainsi que la fraude fiscale de riches particuliers, représentent un manque à gagner annuel estimé à 100 milliards d’euros (Attac, rapport « Rendez l’argent »). En comparaison, les fraudes aux prestations sociales coûtent moins d’un milliard d’euros par an. Et ce fléau ne concerne pas que les services publics. La pression fiscale injuste reposant uniquement sur les petites et moyennes entreprises empêche ces dernières de se développer et de créer massivement de l’emploi, notamment dans les circuits courts, moins polluants et moins gourmands en énergie. Pourtant, malgré les multiples scandales révélés au grand jour (Luxleaks, affaire Pasche, Panama Papers, Paradise Papers, etc.), force est de constater que le terme « évasion fiscale » est toujours très étrangement absent des débats télévisés et du vocabulaire d’un Président Macron visiblement exclusivement au service des plus fortunés.

Les décisions du pouvoir central handicapent fortement les collectivités locales, qui éprouvent de plus en plus de difficultés pour répondre aux besoins des citoyen.ne.s de manière satisfaisante. Elles doivent en permanence faire face aux urgences sociales et écologiques. C’est la raison pour laquelle une ville et ses habitant.e.s doivent s’organiser comme un contre-pouvoir face à un gouvernement soumis aux grandes puissances d’argent. Nous voulons démontrer qu’il est possible d’apporter des solutions concrètes au niveau municipal, notamment en soutenant l’économie locale et solidaire, en permettant l’implication citoyenne, en œuvrant pour un urbanisme au service de l’humain et en créant des services publics locaux dont notre ville manque cruellement (EPHAD, crèches, écoles, cantines, etc.).

FAQ – Que défendrez-vous à l’Eurométropole ?

Rappelons que l’Eurométropole, qui assume des compétences importantes avec des conséquences directes sur la vie des habitant·e·s, est dirigée par une alliance pour le moins originale, composée d’une partie de la droite, d’En Marche, du PS et des écologistes. Le 16 décembre 2016, ces élus y adoptaient, ensemble, le Plan Local d’Urbanisme Intercommunal (PLUI). Concernant Schiltigheim, ce projet peut être qualifié de « plan de bétonisation ». Bien que notre ville arrive à saturation avec une part d’espace à usage urbain s’élevant déjà à 75%, faisant d’elle la championne de l’Eurométrople dans ce peu glorieux palmarès de l’empilement immobilier, ce PLUI y prévoit la construction de 2000 à 2600 logements supplémentaires au cours des prochaines années. Les votes des élus communautaires de Schiltigheim en faveur de ce projet insensé, qu’il s’agisse de Jean-Marie Kutner (UDI) et de ses soutiens, des élus proches de Christian Ball (les Républicains) ou de Raphaël Nisand (Parti socialiste), sont en totale contradiction avec les discours tenus aux Schilikois·es. Et que penser de l’absence de vote de Danielle Dambach (Schilick Écologie), pourtant présente lors de cette séance du conseil de l’Eurométropole ? Il y a là une duplicité tout à fait troublante.

Bien entendu, nous ne pouvons pas partager cet objectif pour notre ville, qui n’est déjà plus en mesure de scolariser la totalité de ses enfants dans nos écoles maternelles. Sa réalisation nuirait gravement au cadre de vie des Schilikois·es. Nous affirmons sans détour que, comme à la mairie, nous refuserons d’intégrer de telles alliances au sein de l’Eurométropole strasbourgeoise. Nous agirons en toute transparence et lutterons avant tout dans l’intérêt de notre ville. Nous y défendrons notamment la qualité de vie des Schilikois·es, l’arrêt de la bétonisation, la relance du projet de tramway, la création d’emplois responsables et non-délocalisables, la finalisation de la médiathèque ou encore la création urgente de plusieurs grands poumons verts. La ville de Schiltigheim ne doit plus être sacrifiée sur l’autel des ambitions politiques personnelles lors des décisions de l’Eurométropole, comme cela a par exemple été le cas pour la ligne de tram de la route du Général de Gaulle. Elle ne doit pas en être le parent pauvre. Elle est la deuxième ville de l’Eurométropole et la cinquième d’Alsace. Elle ne deviendra pas une cité dortoir de Strasbourg. Schiltigheim est l’historique cité des brasseurs, pas un terrain de chasse pour promoteurs.

FAQ – Pourquoi n’y a-t-il pas d’alliance à gauche ?

Pourquoi n’y a-t-il pas d’alliance à gauche ?

Les alliances, Schiltigheim a déjà connu ces dernières années. Celles conclues entre Raphaël Nisand (Parti Socialiste) et Danielle Dambach (Schilick Écologie), puis entre Jean-Marie Kutner (UDI) et Christian Ball (les Républicains), ont clairement démontré l’inefficacité de ces procédés. La première, sanctionnée par la population lors des élections municipales de 2014, conduisit à la prise de pouvoir de la droite. Quant à la collaboration entre Messieurs Kutner et Ball, elle a purement et simplement explosé en cours de mandat, entraînant la convocation des prochaines élections municipales. En plus de flouer les habitant·e·s, ces alliances entre vieux appareils qui persistent à concevoir l’action politique comme un jeu de négociations ont conduit à des déconvenues majeures, dont personne ne veut aujourd’hui assumer les responsabilités. Ainsi, lors des prochaines élections, certains iront jusqu’à masquer leurs logos et utiliser le terme de « rassemblement citoyen ».

Cette désorganisation municipale permanente est indigne des enjeux auxquels est confrontée notre ville. Trop de temps a été perdu inutilement, l‘exemple de la médiathèque est à cet égard édifiant. Trop d’heures ne sont pas passées à écouter les habitant·e·s de la ville, à réfléchir à des projets concrets et aux moyens de les mettre en œuvre. Ces antiques pratiques d’appareils sclérosés sont justement ce qui empêche les habitant.e.s d’accéder à un vrai pouvoir de décision. Une majorité municipale doit être un bloc soudé, capable de travailler avec la population en toute sérénité, sans avoir à se préoccuper d’éventuelles trahisons politiques, le plus souvent à des fins d’ambitions personnelles. Plutôt que de participer à des querelles entre élu·e·s qui souhaitent avant tout conserver leurs sièges, Schilick l’Insoumise restera donc, au cours des prochaines semaines, focalisée sur la publication du programme « L’Avenir en commun à Schiltigheim ».

Notre mouvement incarne enfin le rassemblement tant attendu autour de valeurs qui sont chères aux Schilikois·es, et nous serons heureux d’accueillir toutes les personnes qui voudraient échanger leurs idées avec nous. Nous ne croyons pas au désintérêt des habitant·e·s de cette ville pour la politique, le mécontentement général le prouve. C’est donc contre la résignation, principal facteur d’abstention, que nous devons lutter. C’est la raison pour laquelle nous proposons aux Schilikois·es une nouvelle façon de faire de la politique dans cette ville, en les impliquant bien davantage dans les prises de décisions de la municipalité. Si la configuration de ces élections n’est certes pas parfaite, les enjeux sont immenses et nos équipes, plus insoumises que jamais, sont prêtes.

FAQ – Pourquoi présenter une liste France Insoumise ?

Comme nous pouvions nous y attendre, l’annonce de la présence d’une liste de la France Insoumise lors des prochaines élections municipales à Schiltigheim suscite de nombreuses réactions, souvent positives. Toutefois, des questions très pertinentes nous sont également posées. Nous avons tenu à y répondre, en toute sincérité.

Pourquoi présenter une liste France Insoumise ?

En 2017, notre mouvement a su incarner la volonté de changement dans toutes les catégories de la population, notamment au sein de la jeunesse et des milieux populaires. Au premier tour de l’élection présidentielle, le vote France Insoumise porté par le candidat Jean-Luc Mélenchon est ainsi arrivé en tête dans notre ville, rassemblant près de 27 % des voix exprimées. Aux élections législatives, la candidate insoumise Floriane Dupré était arrivée en seconde position, recueillant 14,85 % des votes exprimés face au candidat de la majorité présidentielle d’Emmanuel Macron.

Au-delà de ces chiffres, les forces locales de la France Insoumise sont lucides quant à la situation complexe de notre ville. Nos équipes, convaincues et déterminées, engageront donc un programme inédit et ambitieux. Quels sont nos objectifs prioritaires ? Stopper les dérives folles de la bétonisation, démocratiser les prises de décisions, garantir l’égalité des droits dans tous les quartiers, repenser nos transports en commun, reverdir la ville, l’engager dans une réelle transition écologique, la rendre plus accessible aux personnes handicapées, focaliser l’action des services municipaux sur l’utilité sociale, relocaliser l’emploi et étendre l’accès à la culture. Entre autres…

Partant de ce constat, la présence Schillick l’Insoumise lors des prochaines élections municipales relève donc de l’évidence. Précisons d’ailleurs que si nous présentons aujourd’hui aux Schilikois.es une liste de rassemblement soutenue par la France Insoumise, ce n’est pas seulement pour sa force politique, remarquablement incarnée par les députés Adrien Quatennens, Caroline Fiat, Danièle Obono ou François Ruffin. Il s’agit également de donner une visibilité et une crédibilité nationales au programme « L’avenir en commun », en démontrant localement qu’une ville insoumise peut mettre en application des mesures innovantes solidaires, progressistes et écologiques ayant un impact réel sur la vie des habitant.e.s. Nous voulons faire de Schiltigheim un exemple à suivre.

Que viennent les jours heureux !