Communiqué Rencontre Intersyndicale

Ce vendredi 26 Mai 2017, Floriane Dupré, candidate France Insoumise aux élections législatives pour la 3e circonscription du Bas-Rhin, ainsi que son équipe de campagne, ont rencontré l’intersyndicale des administrateurs du régime local de sécurité sociale d’Alsace-Moselle. Après un échange sur l’historique de ce régime local et sur sa pérennisation, Floriane Dupré (au nom de l’ensemble des candidats France Insoumise du Bas-Rhin) a exprimé son soutien total à la proposition chiffrée d’une expérimentation locale en Alsace-Moselle d’une sécurité sociale intégrale qui couvrirait l’ensemble des besoins de santé des salariés, chômeurs, retraités et de leurs ayant droit, tout en assurant l’équilibre de ses comptes. Cette expérimentation constituerait une étape importante pour l’objectif de mise en œuvre de notre proposition d’une sécurité sociale intégrale généralisée au niveau national, telle que prévue dans le programme de la France Insoumise, L’Avenir En Commun.

Monsanto : Abeilles Génétiquement Modifiées

C’est une des stratégies les plus secrètes de la firme Monsanto, promoteur mondial des semences transgéniques : investir les différentes entreprises qui font de la recherche sur les abeilles. Aux Etats-Unis, les apiculteurs s’inquiètent de la politique du géant des OGM.

Après les semences, les pesticides, les engrais… Voilà que Monsanto s’intéresse à la pollinisation. Ou plus précisément, aux abeilles. Un tiers de notre alimentation dépendrait de leur patient travail, un service évalué à 153 milliards d’euros par an par une équipe de chercheurs de l’INRA.

Depuis quelques années, Monsanto s’intéresse à la mauvaise santé des abeilles, et explique vouloir les sauver à coup de recherche génétique. Le principal promoteur des plantes transgéniques débarque dans un contexte très difficile pour les apiculteurs.

Depuis la fin des années 1990 en France, et l’hiver 2006-2007 aux Etats-Unis, les essaims semblent victimes d’un mal mystérieux. Environ 30 % (presque un tiers !) des ruches meurent chaque année, sans explication apparente. Alors qu’une mortalité « normale » selon les apiculteurs, s’établit autour de 10 %.

Les scientifiques n’ont pas réussi à trouver une seule explication à ce « syndrome d’effondrement des colonies », mais un ensemble de causes qui provoqueraient la disparition des colonies d’abeilles :

 des causes « pathogènes » comme certains parasites, virus ou champignons,

 le manque de diversité génétique (les abeilles ont été sélectionnées pour leur productivité, mais sont moins adaptées à leur milieu),

 le manque de nourriture dû à une agriculture intensive qui réduit la biodiversité,

 les pratiques des apiculteurs, qui notamment aux Etats-Unis transportent les ruches à travers tout le pays pour polliniser les cultures et affaiblissent leurs essaims par ces voyages incessants,

- enfin (et surtout ?) les pesticides : « Le catalogue des produits phytopharmaceutiques dénombre aujourd’hui 5 000 produits commerciaux dont l’utilisation selon des méthodes non autorisées est susceptible de provoquer des dommages irréversibles sur les colonies d’abeilles », indique un rapport de l’ANSES daté de 2008.

Monsanto rachète une entreprise de préservation des abeilles

Pour endiguer cette disparition, les recherches vont bon train. Et c’est là que Monsanto entre en scène. En 2011, la multinationale rachète Beeologics, une entreprise spécialisée dans la recherche et la production de solutions pour améliorer la santé des abeilles. « Notre mission est de devenir les gardiens de la santé des abeilles partout dans le monde », indique son site internet.

Dans un communiqué de presse la firme américaine justifie ce rachat : « Monsanto sait que les abeilles sont une composante clé d’une agriculture durable dans le monde. »

Beeologics a développé un produit à base d’ARN (une sorte de copie de l’ADN qui permet aux cellules de fabriquer les protéines dont elles ont besoin) pour lutter contre certains virus : « Une copie d’une séquence d’ARN du virus est introduite dans la nourriture des abeilles et leur organisme le perçoit comme un signal pour détruire le virus » explique Jay Evans, chercheur spécialiste de la génétique des abeilles au ministère de l’agriculture des Etats-Unis. Ce traitement, appelé Remebee, « réduit le syndrome d’effondrement des colonies », promet Beeologics.

« La technologie à l’air sûre et c’est un succès, c’est pour cela que Monsanto a racheté Beeologics », poursuit le chercheur, joint au téléphone.

Mais Christoph Then, vétérinaire, spécialiste des biotechnologies et ancien expert pour Greenpeace, ne partage pas cet enthousiasme : « Le procédé utilisé a été découvert il y a seulement quelques années. On ne connaît pas encore tous ses effets, il y a débat dans la communauté scientifique. » Surtout, Beeologics a testé les conséquences de son produit sur les abeilles, mais qu’en est-il sur d’autres organismes ? « L’ARN utilisé n’est pas stable et peut passer d’un organisme à l’autre, poursuit cet expert. Donc à ce stade, cette technologie n’est pas assez sûre pour être utilisée dans l’environnement. »

Pourtant au ministère de l’Agriculture américain, Jay Evans prédit déjà un bel avenir à ce remède pour les abeilles : « La technologie va se développer dans les prochaines années. » Beeologics espère même commercialiser un produit qui, grâce au même procédé, rendrait les abeilles résistantes au varroa, l’un de leurs parasites les plus destructeurs et contre lequel les apiculteurs sont de plus en plus démunis. Ce marché des traitements pour abeilles est dans doute minuscule comparé à celui des semences ou des pesticides, mais cela permet au moins à Monsanto de se racheter une image auprès de certains apiculteurs.

Un « sommet sur la santé des abeilles »

D’ailleurs, pour montrer son implication dans la protection des abeilles, Monsanto est allé jusqu’à organiser en juin de l’année dernière un « sommet sur la santé des abeilles » à son siège de Chesterfield.

Réunissant chercheurs, apiculteurs et industriels, l’initiative a étonné aux Etats-Unis. Au programme des discussions, les multiples causes du syndrome d’effondrement des colonies. A savoir la destruction des habitats et des sources de nourriture des abeilles, le varroa… et les pesticides.

Siège de Monsanto à Chesterfield

Au programme des discussions, les multiples causes du syndrome d’effondrement des colonies. A savoir la destruction des habitats et des sources de nourriture des abeilles, le varroa… et les pesticides.

Il s’agirait d’une belle opération d’enfumage, pour faire oublier que les pesticides sont les principaux responsables de la disparition des abeilles, estime l’association environnementale Pesticide Action Network. Elle dénonce les « efforts insidieux de Monsanto et des autres fabricants de pesticides pour discréditer les études scientifiques sur les impacts des pesticides sur les abeilles ». Selon elle, Monsanto tente de faire croire que les pesticides ne sont qu’un problème mineur et que c’est le varroa destructor, ce parasite des abeilles, qui serait la menace la plus sérieuse…

« Les abeilles dérangent, rappelle Henri Clément, porte-parole de l’UNAF (Union National des Apiculteurs de France), elles posent la question de la qualité de l’environnement. Elles sont des lanceurs d’alerte et ont été les premières touchées par les pesticides. »

Les néonicotinoides, nouveau danger

Surtout, remarquent les apiculteurs, l’apparition du syndrome d’effondrement des colonies coïncide étrangement avec la mise sur le marché d’une nouvelle classe de pesticides à partir des années 1990 : les néonicotinoides.. Produits par Bayer ou Syngenta (par ailleurs producteurs, eux aussi, de semences transgéniques), ils enrobent aussi les semences de Monsanto, notamment les graines de maïs.

Leur action consiste à attaquer le système nerveux central des insectes. Chez les abeilles, une étude a ainsi montré, pour un néonicotinoide couramment utilisé, qu’il désoriente les abeilles : elles ne retrouvent plus la ruche. « Cela entraîne un risque de disparition de la colonie », indiquent les chercheurs.

Ces pesticides affaibliraient aussi les défenses imunitaires des abeilles, indique une autre publication scientifique, les rendant plus sensibles aux parasites, aux maladies, ou au manque de nourriture quand la saison n’est pas clémente… Bref, ils seraient l’élément déclencheur, davantage que tous les autres facteurs responsables du syndrome d’effondrement des colonies.

Les soupçons sur ces pesticides nouvelle génération sont suffisamment étayés pour que l’Union Européenne ait décidé de suspendre l’utilisation de trois néonicotinoides pendant deux ans (depuis le 1er décembre 2013). Mais les apiculteurs demandent une interdiction ferme. « Les abeilles sont des empêcheurs de tourner en rond, un grain de sable dans l’engrenage de Monsanto », poursuit Henri Clément.

Monsanto continue de détourner l’attention. Par exemple, l’entreprise est fière de citer parmi les « co-organisateurs » de son sommet sur la santé des abeilles le Project Apis m, un programme qui déclare fournir du matériel aux laboratoires et proposer des bourses aux jeunes scientifiques. Mais surtout, il incite les agriculteurs à semer des plantes nourrissantes pour les abeilles en période de pollinisation. Une autre action pour « sauver » les abeilles, financée par Monsanto.

Monsanto rachète une firme stratégique du royaume des abeilles

Le congrès de Chesterfield a également été l’occasion pour l’entreprise de se faire des contacts intéressants. Autre « co-organisateur », le Honey Bee Advisory Council ou Comité de conseil sur les abeilles. C’est une organisation créée par Monsanto, qui se vante d’y réunir « des membres de l’industrie apicole, des experts et des membres du monde académique ». On y trouve notamment un ancien président de l’Association américaine des apiculteurs, mais aussi Gus Rouse, propriétaire de Kona Queen, la plus grosse entreprise de production de reines d’abeilles aux Etats-Unis. Une firme qui mérite la plus grande attention.

Située à Hawaii, Kona Queen produirait plus de 200 000 reines par an – le chiffre exact reste secret. Car ce marché ne compte que trois grands producteurs qui, pour des raisons de concurrence refusent de les dévoiler. Même avec les statistiques officielles, Danielle Downey, représentante du ministère de l’agriculture américain auprès des apiculteurs d’Hawaii ne peut faire que des estimations : « Environ 25 % des reines des Etats-Unis et 50 % des reines au Canada viennent d’Hawaii ».

L’Etat du Pacifique sous bannière étoilée profite de son climat favorable pour produire des reines presque toute l’année. « Ce sont les premières de la saison, les apiculteurs d’Amérique du Nord les font venir pour pouvoir développer leurs colonies plus tôt au sortir de l’hiver, raconte Danielle Downey. Avec l’apparition du syndrome d’effondrement des colonies, les apiculteurs ont de plus en plus besoin de reines pour remplacer les essaims perdus. La demande dépasse la production, et l’industrie est en pleine croissance ».

La production de reines est donc un secteur économique qui pourrait s’avérer de plus en plus rémunérateur, même s’il ne dépasse pas là pour l’instant quelques millions de dollars. Se rapprocher du principal producteur de reines des Etats-Unis permet aussi à Monsanto de mettre un pied dans la sélection génétique des abeilles, une des pistes aujourd’hui privilégiées par les chercheurs pour améliorer leur santé.

Gus Rouse, fondateur de Kona Queen

Dans une ruche, il n’y a qu’une seule reine, mère de toute la colonie. Son patrimoine génétique est de première importance. Depuis longtemps, les reines ont été sélectionnées pour leur productivité. Désormais, on les sélectionne aussi pour leur résistance à ces multiples facteurs responsables du syndrome d’effondrement des colonies. A Hawaii, « nous travaillons sur des abeilles résistantes au varroa par insemination artificielle », indique Danielle Downey.

Des abeilles transgéniques ?

Alors Monsanto envisage-t-il de créer des abeilles transgéniques ? La question a été débattue au Congrès mondial des apiculteurs en septembre dernier. « Monsanto a bien manipulé le colza pour qu’il résiste à leur propre désherbant et maintenant ils peuvent vendre à la fois les semences et le RounUp, rappelle Gilles Ratia, président de la Fédération Internationale des apiculteurs Apimundia. Alors on les soupçonne de vouloir comprendre le métier d’élevage de reines pour les rendre résistantes aux graines enrobées de néonicotinoides, ou à leur maïs OGM sécréteur d’insecticides. Ils déposeraient un brevet, puis ils vendraient à la fois les semences et les abeilles pour les polliniser ! »

Un étrange événement, survenu en mars 2012, vient renforcer ces soupçons. Aux Etats-Unis, les ruches d’un célèbre naturaliste, Terrence Ingram, ont été saisies par le ministère de l’agriculture de l’Illinois. Il travaillait depuis plus de quinze ans sur les effets du RoundUp, l’herbicide mondialement connu de Monsanto, sur les abeilles. Après des années de sélection génétique, trois ruches et leurs reines avaient résisté plus d’un an, malgré les épandages de RoundUp.

Au début du printemps, les inspecteurs du ministère ont débarqué « sans aucun avertissement, raconte Terrence Ingram, joint par Reporterre. Ils ont pris trois ruches, et tué les reines des deux autres. Ils ont déclaré que mes ruches étaient contaminées par la loque américaine. Ce qui est faux, j’avais les preuves qu’elles étaient saines mais je n’ai pu les présenter que trois semaines plus tard au tribunal, c’était trop tard. Tout était déjà détruit. »

Le travail de Terrence Ingram avait de quoi gêner Monsanto. « Il est certain que le RoundUp tue mes abeilles : en 1996, mes 250 ruches ont été exposées au RoundUp et toutes sont mortes. Depuis, chaque année je rachète des essaims, chaque année le RoundUp est répandu, et chaque année ils meurent… Sauf celles qui avaient enfin développé une résistance. Aujourd’hui, je ne sais toujours pas où sont les ruches que l’on m’a prises, si elles ont été vraiment détruites. » Certaines associations environnementales des Etats-Unis soupçonnent Monsanto d’avoir volé les ruches, pour mener des recherches. « Je n’ai aucune preuve qu’ils soient derrière cela », tempère le naturaliste.

Au Congrès sur la santé des abeilles organisé par Monsanto, un apiculteur a relayé l’inquiétude de sa profession à propos des abeilles OGM, indique un journal local. Réponse de Jerry Hayes, responsable de la recherche sur les abeilles chez Monsanto : « Nous n’avons pas l’intention de modifier génétiquement une abeille, ou d’en créer une qui ne polliniserait que les semences de Monsanto. Notre but est de protéger leur santé. »

Le scientifique Jay Evans se veut lui aussi rassurant : « Pour l’instant personne n’a jamais fait cela, la génétique des abeilles est trop complexe. Et puis, on ne se permettrait pas d’aller dans ce sens pour les abeilles : ce serait trop dangereux. Le seul insecte que l’on ait génétiquement modifié est le moustique responsable de la malaria. C’est une maladie terrible et même là, il a fallu vingt ans que la technique soit sociaiement acceptée. Je ne pense pas que nous aurons un jour des abeilles génétiquement modifiées. »

Quoi qu’il en soit, pour l’instant, Monsanto n’a pas encore sauvé les abeilles. Sur internet, les écolos américains s’amusent sur un ton doux-amer à imaginer ce qui se passerait si les abeilles disparaissaient… Ils signalent à Monsanto qu’un laboratoire d’Harvard, le Microrobotics Lab a déjà développé un robot pollinisateur. Le Robobees serait bientôt capable de remplacer les abeilles dans les champs d’amandiers ou de maïs… « Mais les abeilles robots ne savent pas danser », rappelle un article du Guardian Liberty Voice.

L’Abeille : sa Disparition menace la Biodiversité

« Si l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre » aurait dit Albert Einstein. Il est envisageable que l’effet boule de neige de la disparition des abeilles sur les autres espèces, végétales et animales, menace à terme la survie de l’espèce humaine.

Depuis le 30 septembre 2016, les abeilles sont classées comme espèce en voie de disparition par The United States Fish and Wildlife Service, un organisme fédéral dépendant du Département intérieur du gouvernement des États-unis.

Sans abeilles, la vie s’arrête

Depuis près de 30 ans, la population des abeilles diminue de manière catastrophique. « Les mortalités d’abeilles se sont largement aggravées depuis une vingtaine d’années. On est passé d’un taux de mortalité qui était de l’ordre de 5 % par an à 30 % en moyenne. L’enjeu de l’apiculture, des abeilles, dépasse le petit monde des apiculteurs et concerne toute la société » déclare Henri Clément secrétaire général de l’union nationale des apiculteurs de France (unaf). Mais heureusement beaucoup de personnes organisent des actions pour informer la population sur les risques que pourrait engendré une dispariton des abeilles. Des personnes connu mais aussi des villes essaye de donner l’exemple comme la ville de paris qui compte plus de 300 ruches. D’après l’UNAF (l’Union Nationale d’Apiculture Française), certaines ruches urbaines produisent plus qu’à la campagne, ce qui montre les conséquences néfastes de la monoculture, de l’agriculture intensive et de l’usage des pesticides. Alors qu’on récolte en moyenne 20 kilos par ruche en rase campagne, la moyenne à Paris est de 30 kg à 50kg par ruches. La ville recèle donc un véritable potentiel pour accueillir les abeilles. La politique urbaine est en parfait accord avec les besoins nécessaires aux abeilles

Depuis quelques années, la population d’abeilles est en très forte diminution, avec une disparition totale sur certaines zones. Ce phénomène porte le nom de « Syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles » ou CCD (Colony Collapse Disorder) : subitement, les ruches se vident de leurs abeilles sans que l’on ne retrouve aucun cadavre à proximité. Ce syndrome est très préoccupant en raison de l’importance écologique de l’abeille en tant que pollinisatrice.

En France, près de 30 % des colonies d’abeilles disparaissent chaque année. En 10 ans, 15 .000 apiculteurs ont cessé leur activité.

Les études en cours montrent que plusieurs causes sont responsables de cette disparition progressive : traitements pesticides, infections parasitaires, maladies, pollution, réduction de la ressource alimentaire (quantité et diversité des fleurs fournissant nectar et pollen) et des habitats, compétition avec des espèces invasives, changement climatique, multiplication des émissions électromagnétiques, nouveaux prédateurs…

Un apiculteur qui ne renouvelle pas ses colonies n’a plus du tout d’abeilles en quelques années.

Voici un exemple de disparition totale : Dans une région de Chine, conséquence d’un usage intensif des pesticides, les abeilles ont totalement disparu. Les agriculteurs sont obligés d’employer des centaines de personnes pour polliniser eux-mêmes les fleurs des poiriers…

L’abeille en quelques chiffres

Les abeilles et autres insectes pollinisateurs représentent par leur action :

  • la reproduction de plus de 80 % des espèces végétales

  • la production de plus de trois quarts des cultures dans le monde – majorité des cultures fruitières, légumières, oléagineuses et protéagineuses, de fruits à coques, d’épices et de stimulants (café, cacao)

  • 35 % de la production alimentaire mondiale en tonnage

  • 10 % du chiffre d’affaires de l’agriculture mondiale

  • 153 milliards d’euros par an

  • 20 000 personnes en France dans la filière apicole (miel et autres produits de la ruche), dont 2 000 apiculteurs professionnels

  • 98 000 éleveurs amateurs en France

De l’ordre de 35 000 tonnes par an au début des années 90, la production annuelle française de miel est aujourd’hui d’environ 15 000 tonnes, soit une diminution de plus de 50% sur cette période. Très stable, la consommation annuelle française est de 40 000 tonnes ce qui signifie que nous importons, de divers pays de l’Union Européenne, de Chine, d’Argentine…etc., plus de la moitié du miel que nous consommons. Ce miel d’importation est généralement bien moins cher, mais aussi de qualité très faible, voire dangereux pour la santé et produit dans un objectif de rentabilité maximale, au détriment de l’abeille.

En France, le métier d’apiculteur s’est transmis de génération en génération depuis des centaines d’années. Nous avons donc un réel savoir-faire dans ce domaine et sommes capables de produire localement un miel de grande qualité, respectueux de l’abeille et de notre santé. Alors pourquoi aller l’acheter ailleurs ? Soutenir cette production française, c’est militer pour une apiculture locale, artisanale et durable.

Un affaiblissement généralisé des colonies d’abeilles domestiques a été constaté dans de nombreuses régions du monde. Dans d’autres régions une surmortalité, qui affecte probablement aussi les abeilles sauvages, a entraîné des pertes importantes de cheptel.

En danger : 35 % de la production mondiale de nourriture

Seules 25 % des cultures ne dépendent pas de l’action des insectes pollinisateurs (les céréales par exemple).

La plupart des cultures fruitières, légumières, oléagineuses, protéagineuses ainsi que celles des fruits à coques, des épices, du café et du cacao sont majoritairement pollinisées par les insectes.

On estime à 153 milliards d’euros par an l’apport mondial de l’action pollinisatrice des insectes soit 9,5% de la valeur de la production agricole mondiale.

Nous sommes confrontés à la perspective d’une perte économique de grande envergure, mais aussi d’une perte écologique majeure, les insectes ne jouant pas dans les écosystèmes le seul rôle de porteurs de pollen mais s’inscrivant dans de multiples chaînes d’interactions utiles – sinon indispensables – aux divers maillons en présence.

A cette perte économique correspondrait un irréversible dommage pour l’ensemble de la biodiversité : combien d’espèces dépendent, totalement ou en partie, d’une nourriture provenant d’espèces végétales qui survivraient difficilement sans pollinisation.

 Les abeilles ont un rôle essentiel en termes de préservation de la biodiversité. . La disparition d’une quantité considérable de colonies d’abeilles sévit depuis quelques années, partout dans le monde : 29 % des colonies d’abeilles seraient décimées en France. Plusieurs facteurs contribuent à cette surmortalité : les pesticides utilisés dans l’agriculture intensive sont incriminés, notamment le Cruiser, le Gaucho, et le Régent. Le Cruiser est toujours autorisé en France en 2009.

En 1995, les insecticides néonicotinoïdes font leur apparition en France. Depuis lors, environ 300 000 ruches périssent chaque année et doivent être reconstituées. Les mortalités sont passées de 5 à 30% de nos jours. Les rendements de miel par ruche ont été significativement réduits divisant la production de miel française par deux en 20 ans.

Les néonicotinoïdes sont une classe d’insecticides neurotoxiques, présents sur le marché depuis 1994. Les acteurs de la filière apicole et une grande partie de la communauté scientifique constatent que ces insecticides portent de graves préjudices aux colonies d’abeilles et mettent en péril les productions de miel. Ce sont également de nombreuses composantes de la biodiversité qui sont touchées (vie aquatique, vers de terre, oiseaux, etc.).

Si les néonicotinoïdes sont les pesticides les plus toxiques pour les pollinisateurs, ils ne sont pas les seuls en cause dans le phénomène de mortalité des abeilles : la France, premier pays agricole de l’Union européenne, se situe au troisième rang mondial pour la consommation de pesticides, et cela est un facteur prépondérant de l’affaiblissement et des taux de mortalité alarmants des abeilles.

L’UNAF s’est engagée avec énergie dans le combat difficile contre les néonicotinoïdes. Elle a initié de nombreuses actions juridiques. Depuis 1998, l’UNAF est intervenue dans plus de 20 procédures judiciaires contre les autorisations de ces insecticides toxiques, leurs producteurs ou le gouvernement français.

Un champignon appelé Nosema Ceranae serait également responsable de la disparition des abeilles, ainsi que le varroa, un acarien, et un virus IAPV Des espèces invasives, notamment des colonies de frelons asiatiques, ont également de lourdes répercussions pour l’apiculture française. Cette espèce se nourrit des abeilles, les attaque en plein vol ou siège à l’entrée des ruches, obligeant leurs habitants à jeûner : la ponte et la fabrication du miel sont alors stoppées, ce qui est le signe de la mort certaine de la ruche. La pollution des écosystèmes, la raréfaction des espèces végétales, la diminution de la taille des habitats, les insecticides utilisés pour les cultures OGM et le réchauffement climatique semblent également contribuer au déclin des abeilles. La disparition des abeilles et des autres insectes pollinisateurs aurait un impact catastrophique sur l’agriculture mondiale : il diminuerait la production agricole et augmenterait les prix de l’alimentation, aggravant la crise alimentaire mondiale qui sévit actuellement. Les conséquences en termes de préservation de la biodiversité seraient également catastrophiques. « Les résultats montrent que les équilibres alimentaires mondiaux seraient profondément modifiés pour trois catégories (les fruits, les légumes et les stimulants) en cas de disparition totale des pollinisateurs : la production mondiale ne suffirait plus à satisfaire les besoins aux niveaux actuels. Les régions importatrices nettes comme l’Union européenne seraient plus particulièrement touchées. », expliquent l’INRA et le CNRS.

La France n’est pas non plus épargnée par ce phénomène grave, qui met en péril la survie des abeilles.

Multiplier les chances de survie des abeilles

La multiplication des colonies d’abeilles peut donner une chance supplémentaire de survie à cet indispensable insecte : les phénomènes d’affaiblissement et de disparition ne sont pas uniformes, tant d’un point de vue mondial que sur le plan régional, sans que nous sachions prévoir où ils se manifesteront ni en expliquer les raisons.

Disséminer plus largement de petites colonies autonomes et issues de diverses souches contribuerait à renforcer les effectifs tout en permettant une intensification des pollinisations locales et en favorisant des diagnostics locaux en de nombreux lieux.

cf Monsanto et la main mise sur la pollinisation article suivant

Clip Officiel de Campagne

Clip de campagne officiel.

"Ça dépend de vous, les gens. Et si vous le voulez, les jours heureux reviendront et le goût du bonheur avec lui."Les 11 et 18 Juin prochain, votez pour les candidat.e.s de la France Insoumise !

Publié par La Réunion insoumise sur lundi 29 mai 2017

Carnet de Campagne 28/05/17

 

 

Floriane Dupré et les insoumis de la 3e circo du 67 à la renco…

Floriane Dupré et les insoumis de la 3e circo du 67 à la rencontre des habitants, à la Ballastière de Bischheim. Et vous? Que retenez-vous du programme L'Avenir En Commun?

Publié par France Insoumise 67 Circo 3 sur dimanche 28 mai 2017

Actualité 20/05/17

Floriane Dupré, candidate France Insoumise aux législatives, est allée à la rencontre de diverses associations réunies ce samedi 20 mai après-midi à la salle du Brassin, à l’occasion des 30 ans de la crèche parentale La Ribambelle. Elle a ainsi pu échanger sur différents sujets, comme le fonctionnement des lieux d’accueil de la petite enfance, les difficultés de financement de ceux-ci (baisses de subventions); mais aussi projet écologique (jardins partagés). Merci pour cet accueil chaleureux et bravo pour l’organisation de cet événement festif et familial!

Interview Radio Phi de Floriane Dupré

Entretien de Floriane Dupré et Sébastien Mas sur Radio Phi Alsace

Entretien de Floriane Dupré et Sébastien Mas sur Radio Phi Alsace http://audioblog.arteradio.com/blog/3047386/radio_fi_alsace/

Publié par France Insoumise 67 Circo 3 sur dimanche 21 mai 2017

Qu’est-ce que le CETA

L’Accord économique et commercial global (AEGC) ou Comprehensive Economic and Trade Agreement (CETA) est un traité international de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, signé le 30 octobre 2016. C’est à ce jour le premier accord commercial bilatéral de l’Union Européenne avec une grande puissance économique – et le plus ambitieux jamais négocié. Souvent associé au TTIP (ou TAFTA), il suscite cependant de nombreuses critiques. Il a été approuvé par le Parlement européen le 15 février 2017, et doit encore obtenir l’aval du Parlement canadien avant son entrée en vigueur provisoire, probablement en avril. Il sera ensuite soumis aux votes des parlements nationaux des Etats membres.

L’Accord économique et commercial global (AEGC) entre l’Union européenne et le Canada (CETA) est dit de « nouvelle génération ». Il réduit drastiquement les barrières tarifaires et non-tarifaires, mais traite également de nombreux aspects liés à l’exportation de biens et de services et à la mise en place d’un cadre d’investissement stable et favorable aux entreprises européennes et canadiennes.

En pratique, il réduira la quasi-totalité – près de 99% – des barrières d’importations, permettra aux entreprises canadiennes et européennes de participer aux marchés publics, de services et d’investissements de l’autre partenaire et renforcera la coopération entre le Canada et l’UE en termes de normalisation et de régulation.

Pourquoi en parle-t-on maintenant ?

Les négociations du CETA ont débuté le 6 mai 2009 au sommet UE-Canada de Prague. Elles font suite à la publication, en octobre 2008, de l’étude Assessing the Costs and Benefits of a Closer EU-Canada Economic Partnership, conjointement menée par la Commission européenne et le gouvernement canadien, qui met en valeur les larges bénéfices économiques possibles résultant d’un accord bilatéral. Les deux partenaires économiques ont présenté le CETA le 26 septembre 2014 lors d’un sommet à Ottawa, et ont proclamé la conclusion des négociations.

En juillet 2016, la Commission européenne a adopté le texte du traité – après traduction en 23 langues et révision juridique – et a formellement proposé au Conseil de l’UE de le signer et le conclure. L’accord n’est pourtant pas encore juridiquement contraignant.

Le 27 octobre 2016, les 28 pays de l’UE devaient signer le CETA. L’entrée en vigueur pleine et entière du traité dépend en effet des signatures des Etats membres et de l’approbation du Parlement européen. Mais suite au refus de la Wallonie d’autoriser la Belgique à parapher l’accord, le sommet qui devait accueillir sa signature a été annulé. Les entités belges ayant finalement trouvé un accord dans la semaine, la signature a pu avoir lieu le 30 octobre.

Le Parlement européen s’est prononcé le 15 janvier 2017 en faveur du traité, ouvrant la voie à son entrée en vigueur de façon provisoire (en excluant certains volets tels que les tribunaux d’arbitrage) une fois que le Parlement canadien l’aura approuvé. Cette entrée en vigueur aura lieu le mois suivant le vote du Parlement canadien, et donc probablement le 1er avril 2017.

Ensuite, la ratification par les parlements nationaux et, pour certains Etats, des parlements régionaux, sera nécessaire à l’en vigueur définitive du CETA. Ainsi que la validation du mécanisme d’arbitrage par la cour de justice européen. Le processus pourrait donc prendre encore quelques mois voire quelques années.

Pourquoi le Canada ?

Le Canada est un partenaire commercial important de l’UE. Il est au 12ème rang des relations commerciales de l’Union européenne, tandis que l’UE est le deuxième partenaire commercial du Canada – après les Etats-Unis. Le volume des échanges de biens entre les deux partenaires s’élève à près de 60 millards d’euros par ans – l’UE exportant principalement des machines, des équipements de transport et des produits chimiques vers le Canada. Les services commerciaux représentent quant à eux près de 26 milliards d’euros (en 2012) – principalement des services de transports, de voyage et d’assurance.

Le Canada et l’UE entretiennent également une relation étroite en termes d’investissements. Le Canada est le quatrième investisseur étranger dans l’UE – plus de 142 milliards d’euro (en 2012) – tandis que l’UE est le deuxième investisseur étranger au Canada – près de 260 milliards d’euro (en 2012).

Le CETA a donc pour objectif de renforcer ces liens commerciaux, mais aussi de créer un environnement plus stable pour soutenir les investissements entre les deux partenaires.

De plus, le Canada constitue une très importante réserve de ressources naturelles, énergétiques et de savoir-faire pour l’UE. Le traité bilatéral de libre-échange assure donc l’accès à des marchés économiques d’envergure pour les deux partenaires. Pour la Commission européenne, le CETA est étroitement lié à la volonté de stimuler la croissance européenne en renforçant la compétitivité des entreprises et en leur permettant de s’ouvrir à des marchés dynamiques et équitables.

Quelles prévisions économiques ?

La mise en œuvre du CETA permettrait aux Etats membres de l’UE de soutenir leur croissance par l’extension des marchés accessibles aux entreprises, la baisse des droits tarifaires, l’accession des marchés publics canadiens et l’échange soutenu de technologies et de savoir-faire. En conséquence, le traité favoriserait la création d’emplois et la compétitivité de l’UE tout en étant favorable aux consommateurs par des normes de qualités maintenues et des baisses de prix. La Commission européenne estime que le CETA devrait accroître de 25% les échanges commerciaux UE-Canada et entraînerait une augmentation du PIB de l’UE de 12 milliards d’euros par an.

Le CETA éliminerait les droits de douane rapidement – la suppression complète est prévue pour sept ans après l’application du traité – pour une économie attendue de près de 600 millions d’euros par an. Cette mesure s’appliquerait à la quasi-totalité des secteurs d’activité ; l’agriculture maintiendrait des exceptions, mais 92% des biens agricoles seraient concernés. La baisse des droits de douane permettrait aux entreprises européennes d’accéder aux consommateurs canadiens – à hauts revenus.

Chaque année, le gouvernement canadien achète 30 millions d’euro de biens et de services à des entreprises privées. Les appels d’offres de ce marché public seraient dès lors ouverts aux entreprises européennes.

Le cadre stabilisé d’investissement favorisé par le traité permettrait de favoriser l’emploi en Europe. Les études économiques soutenant le CETA estiment que pour chaque milliard d’euros investi par l’UE, 14 000 emplois seraient soutenus.

Enfin, si de nombreux détracteurs du CETA déplorent que le traité remette en cause les normes européennes de qualité des produits, la Commission européenne avance que le Canada partage ses valeurs éthiques liées à la commercialisation de biens et services. Le CETA permettrait en outre de favoriser la coopération régulatrice des deux partenaires, et de permettre au consommateur d’accéder à un choix plus divers de biens et services sans sacrifier la qualité de ceux-ci. A cela s’ajoute que le CETA prévoit de protéger les spécificités culturelles et traditionnelles des deux partenaires – par exemple en reconnaissant et protégeant plus d’une centaine d’Appellations d’origine contrôlée en France.

Pourquoi des réticences ?

Malgré les nombreux bénéfices attendus de l’accord de libre-échange entre le Canada et l’UE, le CETA n’est pas exempt de critiques et soulève encore de nombreuses questions. Le blocage de trois gouvernements régionaux de Belgique (Wallonie, Bruxelles et Communauté linguistique francophone), qui refusent pour l’heure de donner le feu vert à leur gouvernement pour la ratification du traité, est symptomatique des réticences qui animent encore partenaires sociaux et producteurs locaux.

Premier point de blocage : le règlement des différends. Le CETA prévoit qu’en cas de désaccord avec la politique publique menée par un Etat, une multinationale peut porter plainte au sein d’un tribunal d’arbitrage international. Les Wallons s’inquiètent de ce mécanisme qui pourrait affaiblir le pouvoir régulateur des Etats Membres en permettant la remise en cause des normes produites. La Commission européenne a dès lors tenté d’apaiser les esprits en transmettant aux Wallons un projet de déclaration visant à renforcer l’indépendance et l’impartialité de ce tribunal d’arbitrage.

Second point de blocage : l’impact de ce traité sur l’agriculture des États membres. Là encore, la Wallonie – comme de nombreuses ONG – est en tête de pont, arguant que les garanties de protection de l’agriculture locale sont insuffisantes. La crainte d’une remise en cause des modèles agricoles et agro-écologiques au contact du modèle canadien reste vive chez les producteurs européens – le principe de précaution n’existant pas au Canada. Cette réserve est en grande partie partagée par les agriculteurs français, qui déplorent le manque de reconnaissance des produits certifiés français – seule une centaine d’AOC reconnue sur les 561 que compte le territoire français.

Le processus de négociation du CETA s’est également attiré les critiques de la société civile dès la présentation du traité. La Commission européenne assure avoir établi un dialogue avec les partenaires sociaux et les parties prenantes dès le début des négociations. De nombreuses études d’impact – économiques comme de développement durable – ont été publiées et des consultations publiques effectuées. Les textes résultants des négociations sont de surcroît publiquement accessibles. Mais nombreuses sont les voix qui s’élèvent pour dénoncer le silence de Bruxelles et le processus opaque de négociation avec le gouvernement canadien.

Source : touteleurope.eu