L’Abeille : sa Disparition menace la Biodiversité

« Si l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre » aurait dit Albert Einstein. Il est envisageable que l’effet boule de neige de la disparition des abeilles sur les autres espèces, végétales et animales, menace à terme la survie de l’espèce humaine.

Depuis le 30 septembre 2016, les abeilles sont classées comme espèce en voie de disparition par The United States Fish and Wildlife Service, un organisme fédéral dépendant du Département intérieur du gouvernement des États-unis.

Sans abeilles, la vie s’arrête

Depuis près de 30 ans, la population des abeilles diminue de manière catastrophique. « Les mortalités d’abeilles se sont largement aggravées depuis une vingtaine d’années. On est passé d’un taux de mortalité qui était de l’ordre de 5 % par an à 30 % en moyenne. L’enjeu de l’apiculture, des abeilles, dépasse le petit monde des apiculteurs et concerne toute la société » déclare Henri Clément secrétaire général de l’union nationale des apiculteurs de France (unaf). Mais heureusement beaucoup de personnes organisent des actions pour informer la population sur les risques que pourrait engendré une dispariton des abeilles. Des personnes connu mais aussi des villes essaye de donner l’exemple comme la ville de paris qui compte plus de 300 ruches. D’après l’UNAF (l’Union Nationale d’Apiculture Française), certaines ruches urbaines produisent plus qu’à la campagne, ce qui montre les conséquences néfastes de la monoculture, de l’agriculture intensive et de l’usage des pesticides. Alors qu’on récolte en moyenne 20 kilos par ruche en rase campagne, la moyenne à Paris est de 30 kg à 50kg par ruches. La ville recèle donc un véritable potentiel pour accueillir les abeilles. La politique urbaine est en parfait accord avec les besoins nécessaires aux abeilles

Depuis quelques années, la population d’abeilles est en très forte diminution, avec une disparition totale sur certaines zones. Ce phénomène porte le nom de « Syndrome d’effondrement des colonies d’abeilles » ou CCD (Colony Collapse Disorder) : subitement, les ruches se vident de leurs abeilles sans que l’on ne retrouve aucun cadavre à proximité. Ce syndrome est très préoccupant en raison de l’importance écologique de l’abeille en tant que pollinisatrice.

En France, près de 30 % des colonies d’abeilles disparaissent chaque année. En 10 ans, 15 .000 apiculteurs ont cessé leur activité.

Les études en cours montrent que plusieurs causes sont responsables de cette disparition progressive : traitements pesticides, infections parasitaires, maladies, pollution, réduction de la ressource alimentaire (quantité et diversité des fleurs fournissant nectar et pollen) et des habitats, compétition avec des espèces invasives, changement climatique, multiplication des émissions électromagnétiques, nouveaux prédateurs…

Un apiculteur qui ne renouvelle pas ses colonies n’a plus du tout d’abeilles en quelques années.

Voici un exemple de disparition totale : Dans une région de Chine, conséquence d’un usage intensif des pesticides, les abeilles ont totalement disparu. Les agriculteurs sont obligés d’employer des centaines de personnes pour polliniser eux-mêmes les fleurs des poiriers…

L’abeille en quelques chiffres

Les abeilles et autres insectes pollinisateurs représentent par leur action :

  • la reproduction de plus de 80 % des espèces végétales

  • la production de plus de trois quarts des cultures dans le monde – majorité des cultures fruitières, légumières, oléagineuses et protéagineuses, de fruits à coques, d’épices et de stimulants (café, cacao)

  • 35 % de la production alimentaire mondiale en tonnage

  • 10 % du chiffre d’affaires de l’agriculture mondiale

  • 153 milliards d’euros par an

  • 20 000 personnes en France dans la filière apicole (miel et autres produits de la ruche), dont 2 000 apiculteurs professionnels

  • 98 000 éleveurs amateurs en France

De l’ordre de 35 000 tonnes par an au début des années 90, la production annuelle française de miel est aujourd’hui d’environ 15 000 tonnes, soit une diminution de plus de 50% sur cette période. Très stable, la consommation annuelle française est de 40 000 tonnes ce qui signifie que nous importons, de divers pays de l’Union Européenne, de Chine, d’Argentine…etc., plus de la moitié du miel que nous consommons. Ce miel d’importation est généralement bien moins cher, mais aussi de qualité très faible, voire dangereux pour la santé et produit dans un objectif de rentabilité maximale, au détriment de l’abeille.

En France, le métier d’apiculteur s’est transmis de génération en génération depuis des centaines d’années. Nous avons donc un réel savoir-faire dans ce domaine et sommes capables de produire localement un miel de grande qualité, respectueux de l’abeille et de notre santé. Alors pourquoi aller l’acheter ailleurs ? Soutenir cette production française, c’est militer pour une apiculture locale, artisanale et durable.

Un affaiblissement généralisé des colonies d’abeilles domestiques a été constaté dans de nombreuses régions du monde. Dans d’autres régions une surmortalité, qui affecte probablement aussi les abeilles sauvages, a entraîné des pertes importantes de cheptel.

En danger : 35 % de la production mondiale de nourriture

Seules 25 % des cultures ne dépendent pas de l’action des insectes pollinisateurs (les céréales par exemple).

La plupart des cultures fruitières, légumières, oléagineuses, protéagineuses ainsi que celles des fruits à coques, des épices, du café et du cacao sont majoritairement pollinisées par les insectes.

On estime à 153 milliards d’euros par an l’apport mondial de l’action pollinisatrice des insectes soit 9,5% de la valeur de la production agricole mondiale.

Nous sommes confrontés à la perspective d’une perte économique de grande envergure, mais aussi d’une perte écologique majeure, les insectes ne jouant pas dans les écosystèmes le seul rôle de porteurs de pollen mais s’inscrivant dans de multiples chaînes d’interactions utiles – sinon indispensables – aux divers maillons en présence.

A cette perte économique correspondrait un irréversible dommage pour l’ensemble de la biodiversité : combien d’espèces dépendent, totalement ou en partie, d’une nourriture provenant d’espèces végétales qui survivraient difficilement sans pollinisation.

 Les abeilles ont un rôle essentiel en termes de préservation de la biodiversité. . La disparition d’une quantité considérable de colonies d’abeilles sévit depuis quelques années, partout dans le monde : 29 % des colonies d’abeilles seraient décimées en France. Plusieurs facteurs contribuent à cette surmortalité : les pesticides utilisés dans l’agriculture intensive sont incriminés, notamment le Cruiser, le Gaucho, et le Régent. Le Cruiser est toujours autorisé en France en 2009.

En 1995, les insecticides néonicotinoïdes font leur apparition en France. Depuis lors, environ 300 000 ruches périssent chaque année et doivent être reconstituées. Les mortalités sont passées de 5 à 30% de nos jours. Les rendements de miel par ruche ont été significativement réduits divisant la production de miel française par deux en 20 ans.

Les néonicotinoïdes sont une classe d’insecticides neurotoxiques, présents sur le marché depuis 1994. Les acteurs de la filière apicole et une grande partie de la communauté scientifique constatent que ces insecticides portent de graves préjudices aux colonies d’abeilles et mettent en péril les productions de miel. Ce sont également de nombreuses composantes de la biodiversité qui sont touchées (vie aquatique, vers de terre, oiseaux, etc.).

Si les néonicotinoïdes sont les pesticides les plus toxiques pour les pollinisateurs, ils ne sont pas les seuls en cause dans le phénomène de mortalité des abeilles : la France, premier pays agricole de l’Union européenne, se situe au troisième rang mondial pour la consommation de pesticides, et cela est un facteur prépondérant de l’affaiblissement et des taux de mortalité alarmants des abeilles.

L’UNAF s’est engagée avec énergie dans le combat difficile contre les néonicotinoïdes. Elle a initié de nombreuses actions juridiques. Depuis 1998, l’UNAF est intervenue dans plus de 20 procédures judiciaires contre les autorisations de ces insecticides toxiques, leurs producteurs ou le gouvernement français.

Un champignon appelé Nosema Ceranae serait également responsable de la disparition des abeilles, ainsi que le varroa, un acarien, et un virus IAPV Des espèces invasives, notamment des colonies de frelons asiatiques, ont également de lourdes répercussions pour l’apiculture française. Cette espèce se nourrit des abeilles, les attaque en plein vol ou siège à l’entrée des ruches, obligeant leurs habitants à jeûner : la ponte et la fabrication du miel sont alors stoppées, ce qui est le signe de la mort certaine de la ruche. La pollution des écosystèmes, la raréfaction des espèces végétales, la diminution de la taille des habitats, les insecticides utilisés pour les cultures OGM et le réchauffement climatique semblent également contribuer au déclin des abeilles. La disparition des abeilles et des autres insectes pollinisateurs aurait un impact catastrophique sur l’agriculture mondiale : il diminuerait la production agricole et augmenterait les prix de l’alimentation, aggravant la crise alimentaire mondiale qui sévit actuellement. Les conséquences en termes de préservation de la biodiversité seraient également catastrophiques. « Les résultats montrent que les équilibres alimentaires mondiaux seraient profondément modifiés pour trois catégories (les fruits, les légumes et les stimulants) en cas de disparition totale des pollinisateurs : la production mondiale ne suffirait plus à satisfaire les besoins aux niveaux actuels. Les régions importatrices nettes comme l’Union européenne seraient plus particulièrement touchées. », expliquent l’INRA et le CNRS.

La France n’est pas non plus épargnée par ce phénomène grave, qui met en péril la survie des abeilles.

Multiplier les chances de survie des abeilles

La multiplication des colonies d’abeilles peut donner une chance supplémentaire de survie à cet indispensable insecte : les phénomènes d’affaiblissement et de disparition ne sont pas uniformes, tant d’un point de vue mondial que sur le plan régional, sans que nous sachions prévoir où ils se manifesteront ni en expliquer les raisons.

Disséminer plus largement de petites colonies autonomes et issues de diverses souches contribuerait à renforcer les effectifs tout en permettant une intensification des pollinisations locales et en favorisant des diagnostics locaux en de nombreux lieux.

cf Monsanto et la main mise sur la pollinisation article suivant

Clip Officiel de Campagne

Clip de campagne officiel.

"Ça dépend de vous, les gens. Et si vous le voulez, les jours heureux reviendront et le goût du bonheur avec lui."Les 11 et 18 Juin prochain, votez pour les candidat.e.s de la France Insoumise !

Publié par La Réunion insoumise sur lundi 29 mai 2017

Carnet de Campagne 28/05/17

 

 

Floriane Dupré et les insoumis de la 3e circo du 67 à la renco…

Floriane Dupré et les insoumis de la 3e circo du 67 à la rencontre des habitants, à la Ballastière de Bischheim. Et vous? Que retenez-vous du programme L'Avenir En Commun?

Publié par France Insoumise 67 Circo 3 sur dimanche 28 mai 2017

Actualité 20/05/17

Floriane Dupré, candidate France Insoumise aux législatives, est allée à la rencontre de diverses associations réunies ce samedi 20 mai après-midi à la salle du Brassin, à l’occasion des 30 ans de la crèche parentale La Ribambelle. Elle a ainsi pu échanger sur différents sujets, comme le fonctionnement des lieux d’accueil de la petite enfance, les difficultés de financement de ceux-ci (baisses de subventions); mais aussi projet écologique (jardins partagés). Merci pour cet accueil chaleureux et bravo pour l’organisation de cet événement festif et familial!

Interview Radio Phi de Floriane Dupré

Entretien de Floriane Dupré et Sébastien Mas sur Radio Phi Alsace

Entretien de Floriane Dupré et Sébastien Mas sur Radio Phi Alsace http://audioblog.arteradio.com/blog/3047386/radio_fi_alsace/

Publié par France Insoumise 67 Circo 3 sur dimanche 21 mai 2017

Qu’est-ce que le CETA

L’Accord économique et commercial global (AEGC) ou Comprehensive Economic and Trade Agreement (CETA) est un traité international de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, signé le 30 octobre 2016. C’est à ce jour le premier accord commercial bilatéral de l’Union Européenne avec une grande puissance économique – et le plus ambitieux jamais négocié. Souvent associé au TTIP (ou TAFTA), il suscite cependant de nombreuses critiques. Il a été approuvé par le Parlement européen le 15 février 2017, et doit encore obtenir l’aval du Parlement canadien avant son entrée en vigueur provisoire, probablement en avril. Il sera ensuite soumis aux votes des parlements nationaux des Etats membres.

L’Accord économique et commercial global (AEGC) entre l’Union européenne et le Canada (CETA) est dit de « nouvelle génération ». Il réduit drastiquement les barrières tarifaires et non-tarifaires, mais traite également de nombreux aspects liés à l’exportation de biens et de services et à la mise en place d’un cadre d’investissement stable et favorable aux entreprises européennes et canadiennes.

En pratique, il réduira la quasi-totalité – près de 99% – des barrières d’importations, permettra aux entreprises canadiennes et européennes de participer aux marchés publics, de services et d’investissements de l’autre partenaire et renforcera la coopération entre le Canada et l’UE en termes de normalisation et de régulation.

Pourquoi en parle-t-on maintenant ?

Les négociations du CETA ont débuté le 6 mai 2009 au sommet UE-Canada de Prague. Elles font suite à la publication, en octobre 2008, de l’étude Assessing the Costs and Benefits of a Closer EU-Canada Economic Partnership, conjointement menée par la Commission européenne et le gouvernement canadien, qui met en valeur les larges bénéfices économiques possibles résultant d’un accord bilatéral. Les deux partenaires économiques ont présenté le CETA le 26 septembre 2014 lors d’un sommet à Ottawa, et ont proclamé la conclusion des négociations.

En juillet 2016, la Commission européenne a adopté le texte du traité – après traduction en 23 langues et révision juridique – et a formellement proposé au Conseil de l’UE de le signer et le conclure. L’accord n’est pourtant pas encore juridiquement contraignant.

Le 27 octobre 2016, les 28 pays de l’UE devaient signer le CETA. L’entrée en vigueur pleine et entière du traité dépend en effet des signatures des Etats membres et de l’approbation du Parlement européen. Mais suite au refus de la Wallonie d’autoriser la Belgique à parapher l’accord, le sommet qui devait accueillir sa signature a été annulé. Les entités belges ayant finalement trouvé un accord dans la semaine, la signature a pu avoir lieu le 30 octobre.

Le Parlement européen s’est prononcé le 15 janvier 2017 en faveur du traité, ouvrant la voie à son entrée en vigueur de façon provisoire (en excluant certains volets tels que les tribunaux d’arbitrage) une fois que le Parlement canadien l’aura approuvé. Cette entrée en vigueur aura lieu le mois suivant le vote du Parlement canadien, et donc probablement le 1er avril 2017.

Ensuite, la ratification par les parlements nationaux et, pour certains Etats, des parlements régionaux, sera nécessaire à l’en vigueur définitive du CETA. Ainsi que la validation du mécanisme d’arbitrage par la cour de justice européen. Le processus pourrait donc prendre encore quelques mois voire quelques années.

Pourquoi le Canada ?

Le Canada est un partenaire commercial important de l’UE. Il est au 12ème rang des relations commerciales de l’Union européenne, tandis que l’UE est le deuxième partenaire commercial du Canada – après les Etats-Unis. Le volume des échanges de biens entre les deux partenaires s’élève à près de 60 millards d’euros par ans – l’UE exportant principalement des machines, des équipements de transport et des produits chimiques vers le Canada. Les services commerciaux représentent quant à eux près de 26 milliards d’euros (en 2012) – principalement des services de transports, de voyage et d’assurance.

Le Canada et l’UE entretiennent également une relation étroite en termes d’investissements. Le Canada est le quatrième investisseur étranger dans l’UE – plus de 142 milliards d’euro (en 2012) – tandis que l’UE est le deuxième investisseur étranger au Canada – près de 260 milliards d’euro (en 2012).

Le CETA a donc pour objectif de renforcer ces liens commerciaux, mais aussi de créer un environnement plus stable pour soutenir les investissements entre les deux partenaires.

De plus, le Canada constitue une très importante réserve de ressources naturelles, énergétiques et de savoir-faire pour l’UE. Le traité bilatéral de libre-échange assure donc l’accès à des marchés économiques d’envergure pour les deux partenaires. Pour la Commission européenne, le CETA est étroitement lié à la volonté de stimuler la croissance européenne en renforçant la compétitivité des entreprises et en leur permettant de s’ouvrir à des marchés dynamiques et équitables.

Quelles prévisions économiques ?

La mise en œuvre du CETA permettrait aux Etats membres de l’UE de soutenir leur croissance par l’extension des marchés accessibles aux entreprises, la baisse des droits tarifaires, l’accession des marchés publics canadiens et l’échange soutenu de technologies et de savoir-faire. En conséquence, le traité favoriserait la création d’emplois et la compétitivité de l’UE tout en étant favorable aux consommateurs par des normes de qualités maintenues et des baisses de prix. La Commission européenne estime que le CETA devrait accroître de 25% les échanges commerciaux UE-Canada et entraînerait une augmentation du PIB de l’UE de 12 milliards d’euros par an.

Le CETA éliminerait les droits de douane rapidement – la suppression complète est prévue pour sept ans après l’application du traité – pour une économie attendue de près de 600 millions d’euros par an. Cette mesure s’appliquerait à la quasi-totalité des secteurs d’activité ; l’agriculture maintiendrait des exceptions, mais 92% des biens agricoles seraient concernés. La baisse des droits de douane permettrait aux entreprises européennes d’accéder aux consommateurs canadiens – à hauts revenus.

Chaque année, le gouvernement canadien achète 30 millions d’euro de biens et de services à des entreprises privées. Les appels d’offres de ce marché public seraient dès lors ouverts aux entreprises européennes.

Le cadre stabilisé d’investissement favorisé par le traité permettrait de favoriser l’emploi en Europe. Les études économiques soutenant le CETA estiment que pour chaque milliard d’euros investi par l’UE, 14 000 emplois seraient soutenus.

Enfin, si de nombreux détracteurs du CETA déplorent que le traité remette en cause les normes européennes de qualité des produits, la Commission européenne avance que le Canada partage ses valeurs éthiques liées à la commercialisation de biens et services. Le CETA permettrait en outre de favoriser la coopération régulatrice des deux partenaires, et de permettre au consommateur d’accéder à un choix plus divers de biens et services sans sacrifier la qualité de ceux-ci. A cela s’ajoute que le CETA prévoit de protéger les spécificités culturelles et traditionnelles des deux partenaires – par exemple en reconnaissant et protégeant plus d’une centaine d’Appellations d’origine contrôlée en France.

Pourquoi des réticences ?

Malgré les nombreux bénéfices attendus de l’accord de libre-échange entre le Canada et l’UE, le CETA n’est pas exempt de critiques et soulève encore de nombreuses questions. Le blocage de trois gouvernements régionaux de Belgique (Wallonie, Bruxelles et Communauté linguistique francophone), qui refusent pour l’heure de donner le feu vert à leur gouvernement pour la ratification du traité, est symptomatique des réticences qui animent encore partenaires sociaux et producteurs locaux.

Premier point de blocage : le règlement des différends. Le CETA prévoit qu’en cas de désaccord avec la politique publique menée par un Etat, une multinationale peut porter plainte au sein d’un tribunal d’arbitrage international. Les Wallons s’inquiètent de ce mécanisme qui pourrait affaiblir le pouvoir régulateur des Etats Membres en permettant la remise en cause des normes produites. La Commission européenne a dès lors tenté d’apaiser les esprits en transmettant aux Wallons un projet de déclaration visant à renforcer l’indépendance et l’impartialité de ce tribunal d’arbitrage.

Second point de blocage : l’impact de ce traité sur l’agriculture des États membres. Là encore, la Wallonie – comme de nombreuses ONG – est en tête de pont, arguant que les garanties de protection de l’agriculture locale sont insuffisantes. La crainte d’une remise en cause des modèles agricoles et agro-écologiques au contact du modèle canadien reste vive chez les producteurs européens – le principe de précaution n’existant pas au Canada. Cette réserve est en grande partie partagée par les agriculteurs français, qui déplorent le manque de reconnaissance des produits certifiés français – seule une centaine d’AOC reconnue sur les 561 que compte le territoire français.

Le processus de négociation du CETA s’est également attiré les critiques de la société civile dès la présentation du traité. La Commission européenne assure avoir établi un dialogue avec les partenaires sociaux et les parties prenantes dès le début des négociations. De nombreuses études d’impact – économiques comme de développement durable – ont été publiées et des consultations publiques effectuées. Les textes résultants des négociations sont de surcroît publiquement accessibles. Mais nombreuses sont les voix qui s’élèvent pour dénoncer le silence de Bruxelles et le processus opaque de négociation avec le gouvernement canadien.

Source : touteleurope.eu

Marche Mondiale contre Monsanto

Le 20 mai 2017, pour la 5ème année consécutive, des citoyens du monde entier feront converger leurs luttes contre Monsanto et les multinationales de l’empoisonnement, lors d’une journée mondiale de marches et d’actions.

La Marche mondiale contre Monsanto (MaM) n’a pas vocation à se limiter à une simple marche, ni à un seul jour de mobilisation : il s’agit surtout d’un événement citoyen et militant, autogéré localement par les personnes qui s’en emparent et qui s’organisent, dans une logique horizontale de convergence et de non-violence, afin d’assurer la participation du plus grand nombre.

Cette page regroupe tous les liens (évènements) vers les différentes manifestations locales, nous encourageons les organisateurs à nous les faire connaître.

« Notre santé avant leurs profits »

La MaM est l’occasion de dénoncer collectivement une agriculture intensive, usant de semences génétiquement modifiées (OGM) et dépendantes de pesticides toxiques, sous la coupe de multinationales s’appropriant le vivant, et dont Monsanto est le symbole planétaire, mais pas l’unique représentant (Dow Chemical, Syngenta, Bayer, BASF, DuPont, Limagrain,…).

Les citoyens sont également concernés par les préoccupations sanitaires qui pèsent sur eux et leurs enfants, du fait de la dispersion incontrôlée de milliers de molécules chimiques dans l’environnement. La situation est d’autant plus alarmante que la France est le 1er consommateur européen de pesticides et le 3ème au niveau mondial.

Faire pression pour une agriculture relocalisée et écologique :

Nous demandons une agriculture relocalisée, écologique et productive, capable d’assurer aux producteurs un revenu juste, et aux consommateurs des produits sains et accessibles à tous les budgets. Nous réclamons une agriculture transparente et sans OGM, ni dans les champs, ni dans l’alimentation animale, grâce à un étiquetage adapté sur tous les produits alimentaires, y compris les œufs, les produits laitiers et la viande.

Nous ferons pression sur les décideurs politiques, élus locaux ou ministres, pour demander des mesures immédiates d’interdiction de toutes les molécules chimiques dangereuses, l’interdiction de l’usage des pesticides dans les lieux publics (rue, parc, terrain de sport) et pour favoriser la promotion d’une alimentation saine et bio dans les cantines, et dans toute restauration publique (hôpitaux, entreprises…).

Afin d’être plus efficaces, nous ne nous contenterons pas de marcher le 20 mai : nous mènerons aussi des actions d’interpellation directe, qui placeront multinationales, distributeurs, producteurs et élus, devant leurs responsabilités.

Aux graines citoyens !

Sur les Réseaux sociaux : #Monsanto #MaM2017

Liste des mobilisations en France :
- Agen (Gravier – 12h00) : https://www.facebook.com/events/1389417614431071
- Bordeaux (Place de la Victoire – 14h00) : https://www.facebook.com/events/387356741635037
- Caen (13h00) : http://caen.marche-contre-monsanto.fr/
- Dijon (Place de la Libération – 11h00) : https://www.facebook.com/events/1835968856652500
- Laon (Place des droits de l’Homme (face à la gare) – 15h00) : http://nonogm02.canalblog.com/
- La Rochelle (Place de Verdun – 18h00) : https://www.facebook.com/events/1158301994279524/
- Lille (Grand Place – 14h30) : http://lille.marche-contre-monsanto.fr/
- Lorient (Quai des Indes – 14h00) : https://www.facebook.com/events/782560848561672
- Lyon (Place Carnot – 12h00) : http://lyon.marche-contre-monsanto.fr/
- Marseille (Vieux Port – 14h00) : http://marseille.marche-contre-monsanto.fr/ et https://www.facebook.com/events/1966858090200875
- Montpellier (Le Peyrou, les Arceaux – 14h30) : https://www.facebook.com/events/436812423333805
- Nantes (Place Royale – 14h00) : https://www.facebook.com/events/1873178206287890
- Paris (Place de la République – 14h00) : https://www.facebook.com/events/110832532812603
- Perpignan (Place François Arago – 14h30) : https://www.facebook.com/events/268686226908718
- Toulouse (Square Charles-de-Gaulle – 12h00) : https://www.facebook.com/events/131284434084381 et https://www.facebook.com/events/1569035796440028

Liste des mobilisations en Suisse :
- Morge (extrémité ouest de la Grande-Rue – 14h30) : https://www.facebook.com/events/259646727790052

Liste des mobilisations au Canada (Québec) :
- Montréal (Square Dorchester – 11h00) : https://www.facebook.com/events/1883189405226496
- Québec (devant l’Assemblée nationale – 11h00) : https://www.facebook.com/events/1931064613831569
- Saint-Georges (Passerelles (en face de l’Aréna) – 11h00) : https://www.facebook.com/events/817474785095021
- Thetford Mines (Cégep – 11h00) : https://www.facebook.com/events/243223756145919

Ubérisation et Précarité

L’Organisation internationale du travail s’alarme de l’essor des nouvelles formes de salariat précaire dans le monde entier. Protection sociale, niveau de salaires, stress… dans son dernier rapport, elle plaide pour plus de sécurité et de régulation et d’encadrement.

En 2016, l’Observatoire des inégalités recensait que 12,3% des emplois, soit 3,2 millions de personnes, avait un statut précaire, contre seulement 8%, en 1991.

L’organisation internationale du travail (OIT) jette un pavé dans la grande marre des « emplois atypiques ». En France, on parle souvent  » d’uberisation  » du monde de l’emploi pour qualifier les évolutions du salariat classique vers des formes de travail plus précaires. Des évolutions qui inquiètent l’OIT, qui estime dans son dernier rapport, qu’il est « nécessaire d’améliorer la qualité des emplois atypiques par des réformes au niveau réglementaire ». En clair, mettre des garde-fous en faveur des salariés beaucoup plus strictes, face à l’essor de toutes les formes d’emploi précaires.

L’étude constate une augmentation à l’échelle mondiale des formes atypiques d’emploi (FAE), y compris des hausses du travail temporaire, quel qu’il soit: travail à temps partiel, travail intérimaire, sous-traitance, auto-entrepreneuriat et relations de travail déguisées…Si les recherches montrent que ces formes d’emploi peuvent « donner accès au marché du travail » et peuvent « offrir une certaine souplesse aux travailleurs et aux employeurs », le rapport met aussi en garde sur le fait que les FAE s’accompagnent souvent d’une plus grande insécurité pour les travailleurs et de conséquences potentiellement graves pour leur santé.

Des formes de travail souvent subies

L’étude relève d’abord que le vivier de travailleurs précaires (contrats courts, intérim…) est constitué d’une main d’oeuvre qui, de toute façon, aurait eu du mal à accéder au marché du travail autrement. A part certains cas – des femmes qui souhaiteraient s’occuper de leurs enfant à mi-temps ou des travailleurs qui suivraient une formation en parallèle – ces formes de travail sont souvent subies. Autre inquiétude soulevée par le rapport, les emplois précaires ne mènent pas forcément à une installation pérenne sur le marché du travail. En France, en 1982, le taux de conversion des CDD en CDI au bout d’un an était de un sur deux. Il était de un sur quatre entre 2003 et 2008. Pour baisser à un sur cinq depuis la crise.

L’étude se concentre également sur les différences de salaire entre les jobs temporaires et les contrats permanents: les salariés hommes précaires gagnent 11 % de moins que les employés classiques, contre 6% de moins pour les femmes dans la même configuration. Les travailleurs occupant un emploi temporaire peuvent subir une décote salariale allant jusqu’à 30% par rapport aux travailleurs classiques effectuant le même travail, calcule l’OIT.

Peu de protection sociale, des effets néfastes sur la santé

Dans certains cas, en particulier quand les arrangements contractuels ont perturbé la relation de travail, « il est clairement établi que les travailleurs ont du mal à exercer leurs droits fondamentaux au travail, ou à avoir accès aux prestations de sécurité sociale et à la formation professionnelle », relève le rapport. « Les emplois atypiques vont de pair avec l’insécurité, un niveau de salaire faible, des horaires plus longs », détaille ainsi l’organisation. »Ces travailleurs reçoivent souvent plus de pression pour être immédiatement réactifs aux demandes en flux tendu des entreprises (…) pour faire des heures supplémentaires, travailler pendant les vacances, refuser les congés maladie ou ne pas prendre les repos auxquels ils ont le droit ». Une étude américaine, citée par le rapport montre que ces travailleurs sont aussi ceux qui travaillent le plus en horaires décalés, comme la nuit, ou le week-end. Conséquences? Un stress plus élevé, davantage d’accidents professionnels, une déstabilisation de la vie personnelle…

Les recommandations: encadrer ces nouvelles formes de travail

Pour faire face à ces inégalités croissantes, l’OIT, encourage donc les Etats et les syndicats à prendre et rechercher des mesures plus protectrices pour ces nouvelles formes de travail. Recommandation n°1, mettre en place « des politiques qui assurent une égalité de traitement entre travailleurs quel que soit leur arrangement contractuel ». Recommandation n°2, « restreindre certains usages de l’emploi atypique pour éviter les pratiques abusives ». Enfin, en ce qui concerne la protection sociale, il faudrait entre autre, « assouplir les systèmes en ce qui concerne les cotisations requises pour être éligible aux prestations ». Une urgence d’autant plus grande, que les chiffres ne cessent d’augmenter ces dernières décennies. En 2016, l’Observatoire des inégalités recensait en France 3,2 millions de travailleurs précaires, soit 12,3% des emplois, contre seulement 8%, en 1991.

Source : challenges.fr