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Lettre aux Schilikois·es

Schilikois·es,

L’alliance des socialistes et des écologistes, balayée en 2014, puis celle entre M. Kutner et M. Ball, ont conduit à de graves déconvenues. La baisse du budget des associations, le retard de la médiathèque ou l’abandon du projet de tram en sont des exemples criants. Les discours tenus aux Schilikois·es sont en contradiction avec leurs actes à l’Eurométropole de Strasbourg. Dans cette instance gouvernée par une alliance contre-nature rassemblant En Marche, une partie de la droite, le Parti socialiste et les écologistes, M. Kutner, M. Ball, Mme Jampoc-Bertrand et Mme Dambach siègent dans le même camp. Le 16 décembre 2016, M. Kutner, des élus proches de M. Ball et le PS ont voté en faveur d’un Plan Local d’Urbanisme intercommunal (PLUi) prévoyant 2600 logements neufs supplémentaires à Schiltigheim ces prochaines années. Notre ville, déjà la plus urbanisée de l’agglomération, compte pourtant un millier de logements vacants. Et que penser de l’absence de vote de Mme Dambach, pourtant présente ce jour-là ? Notre liste Schilick l’Insoumise est la seule exclusivement au service des intérêts de notre ville. Nous ne nous préparons pas à obéir aux ordres de partis centralisés à Strasbourg.

NOUS ALLONS FAIRE DE SCHILTIGHEIM UN EXEMPLE À SUIVRE.

Notre ville souffre de la politique d’austérité du président Macron. Alors que l’évasion fiscale, estimée en France à 100 milliards d’euros par an, représente plus de cent fois le montant des fraudes aux prestations sociales et suffit à expliquer les 85 milliards d’euros de déficit public annuel, le gouvernement persiste à ignorer ce fléau. L’asphyxie financière des collectivités locales met en péril leur indépendance. Les services publics sont démantelés et livrés aux grands groupes qui les ont appauvris en ne payant pas leurs impôts. Quant aux petites entreprises, elles sont donc condamnées à supporter une pression fiscale considérable et injuste. Contrairement aux listes de M. Kutner et M. Ball, qui accueillent plusieurs membres ou sympathisants d’En Marche, ou à celles qui refusent de condamner cette politique, Schilick l’Insoumise constitue l’unique force d’opposition capable d’ouvrir une nouvelle voie.

NOTRE MAJORITÉ MUNICIPALE SERA SOUDÉE, CAPABLE DE TRAVAILLER AVEC VOUS EN TOUTE SÉRÉNITÉ.

Ce mandat sera très court et l’avenir de Schiltigheim est en jeu. L’application de notre programme, objet de larges consultations et d’une rédaction collective, permettra de stopper la bétonisation, de démocratiser les prises de décisions, de garantir l’égalité des droits dans tous les quartiers, de repenser nos transports, de rendre la ville plus accessible aux personnes handicapées, de laisser la nature réinvestir nos rues, de nous engager dans une réelle transition écologique, de focaliser l’action des services municipaux sur l’utilité sociale, de relocaliser l’emploi ou d’étendre l’accès à la culture. Nous voulons nous assurer que les dépenses engagées correspondent à vos besoins. Notre équipe, qui a fait le choix de l’expérience en tête de liste, est composée d’une majorité de femmes et d’hommes de moins de 35 ans décidée à faire passer l’intérêt général avant les ambitions personnelles. Notre réussite dépend de votre soutien. S’abstenir, c’est les laisser en place. Les 8 et 15 avril prochains, c’est votre large mobilisation qui permettra l’instauration de nouvelles pratiques démocratiques, solidaires et écologiques.

SCHILTIGHEIM EST L’HISTORIQUE CITÉ DES BRASSEURS, PAS UN TERRAIN DE CHASSE POUR PROMOTEURS.

« À chaque élection, la même chanson. Les mêmes promesses face à la grande détresse. Les mêmes belles paroles sur nos écoles. Les mêmes discours en l’air sur les espaces verts. À chaque suffrage, les mêmes éléments de langage, apanages de partis d’un autre âge. Les mêmes slogans lunaires, du « nouveau cap » au « renouveau solidaire ». Les mêmes incantations, confondant redynamisation et béton. La politique à Schilick n’a pourtant rien de poétique. Si cette chanson rime, c’est avec déprime. Et car il n’est jamais trop tard, le scrutin qui vient ravive l’espoir. »

Le 8 avril, votez et faites voter Schilick l’Insoumise !

Vous pouvez aussi nous suivre sur notre page facebook : @SchilickFI

FAQ – Pourquoi la condamnation de la politique d’Emmanuel Macron est-elle nécessaire ?

Condamner fermement la politique d’austérité du président Emmanuel Macron est une nécessité pour tout élu local soucieux du bien vivre dans notre ville. L’exercice ne sera pourtant pas facile pour nos adversaires, les listes de Jean-Marie Kutner, Christian Ball et Danièle Dambach accueillant toutes plusieurs membres ou sympathisants d’En Marche. Ne pas le faire sous-entendrait pourtant que tout peut être résolu au niveau communal. En réalité, le contexte national, la situation internationale, les traités internationaux (CETA, etc.) ou les décisions discutables de la Commission européenne (pesticides, lanceurs d’alerte, etc) ont un impact non négligeable sur nos vies quotidiennes.

En 2018, le déficit public de la France sera de 85 milliards d’euros (300 milliards de recettes, 385 de dépenses, budget.gouv). Ce déficit sert d’argument au gouvernement pour justifier que les hôpitaux soit gérés comme des entreprises, ou de prétexte pour privatiser la SNCF au nom de l’efficacité. Il est directement à l’origine d’une détérioration des conditions de travail parfois dramatiques dans certains services publics. Les villes sont également touchées, avec la réduction des dotations aux collectivités territoriales ou la suppression de ressources fiscales qui mettent à mal leur indépendance financière. Pourquoi n’entendons-nous alors jamais Emmanuel Macron parler de la première cause de ce déficit public annuel de 85 milliards ?

L’évasion fiscale et l’optimisation agressive des multinationales, ainsi que la fraude fiscale de riches particuliers, représentent un manque à gagner annuel estimé à 100 milliards d’euros (Attac, rapport « Rendez l’argent »). En comparaison, les fraudes aux prestations sociales coûtent moins d’un milliard d’euros par an. Et ce fléau ne concerne pas que les services publics. La pression fiscale injuste reposant uniquement sur les petites et moyennes entreprises empêche ces dernières de se développer et de créer massivement de l’emploi, notamment dans les circuits courts, moins polluants et moins gourmands en énergie. Pourtant, malgré les multiples scandales révélés au grand jour (Luxleaks, affaire Pasche, Panama Papers, Paradise Papers, etc.), force est de constater que le terme « évasion fiscale » est toujours très étrangement absent des débats télévisés et du vocabulaire d’un Président Macron visiblement exclusivement au service des plus fortunés.

Les décisions du pouvoir central handicapent fortement les collectivités locales, qui éprouvent de plus en plus de difficultés pour répondre aux besoins des citoyen.ne.s de manière satisfaisante. Elles doivent en permanence faire face aux urgences sociales et écologiques. C’est la raison pour laquelle une ville et ses habitant.e.s doivent s’organiser comme un contre-pouvoir face à un gouvernement soumis aux grandes puissances d’argent. Nous voulons démontrer qu’il est possible d’apporter des solutions concrètes au niveau municipal, notamment en soutenant l’économie locale et solidaire, en permettant l’implication citoyenne, en œuvrant pour un urbanisme au service de l’humain et en créant des services publics locaux dont notre ville manque cruellement (EPHAD, crèches, écoles, cantines, etc.).