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FAQ – Que défendrez-vous à l’Eurométropole ?

Rappelons que l’Eurométropole, qui assume des compétences importantes avec des conséquences directes sur la vie des habitant·e·s, est dirigée par une alliance pour le moins originale, composée d’une partie de la droite, d’En Marche, du PS et des écologistes. Le 16 décembre 2016, ces élus y adoptaient, ensemble, le Plan Local d’Urbanisme Intercommunal (PLUI). Concernant Schiltigheim, ce projet peut être qualifié de « plan de bétonisation ». Bien que notre ville arrive à saturation avec une part d’espace à usage urbain s’élevant déjà à 75%, faisant d’elle la championne de l’Eurométrople dans ce peu glorieux palmarès de l’empilement immobilier, ce PLUI y prévoit la construction de 2000 à 2600 logements supplémentaires au cours des prochaines années. Les votes des élus communautaires de Schiltigheim en faveur de ce projet insensé, qu’il s’agisse de Jean-Marie Kutner (UDI) et de ses soutiens, des élus proches de Christian Ball (les Républicains) ou de Raphaël Nisand (Parti socialiste), sont en totale contradiction avec les discours tenus aux Schilikois·es. Et que penser de l’absence de vote de Danielle Dambach (Schilick Écologie), pourtant présente lors de cette séance du conseil de l’Eurométropole ? Il y a là une duplicité tout à fait troublante.

Bien entendu, nous ne pouvons pas partager cet objectif pour notre ville, qui n’est déjà plus en mesure de scolariser la totalité de ses enfants dans nos écoles maternelles. Sa réalisation nuirait gravement au cadre de vie des Schilikois·es. Nous affirmons sans détour que, comme à la mairie, nous refuserons d’intégrer de telles alliances au sein de l’Eurométropole strasbourgeoise. Nous agirons en toute transparence et lutterons avant tout dans l’intérêt de notre ville. Nous y défendrons notamment la qualité de vie des Schilikois·es, l’arrêt de la bétonisation, la relance du projet de tramway, la création d’emplois responsables et non-délocalisables, la finalisation de la médiathèque ou encore la création urgente de plusieurs grands poumons verts. La ville de Schiltigheim ne doit plus être sacrifiée sur l’autel des ambitions politiques personnelles lors des décisions de l’Eurométropole, comme cela a par exemple été le cas pour la ligne de tram de la route du Général de Gaulle. Elle ne doit pas en être le parent pauvre. Elle est la deuxième ville de l’Eurométropole et la cinquième d’Alsace. Elle ne deviendra pas une cité dortoir de Strasbourg. Schiltigheim est l’historique cité des brasseurs, pas un terrain de chasse pour promoteurs.

FAQ – Pourquoi n’y a-t-il pas d’alliance à gauche ?

Pourquoi n’y a-t-il pas d’alliance à gauche ?

Les alliances, Schiltigheim a déjà connu ces dernières années. Celles conclues entre Raphaël Nisand (Parti Socialiste) et Danielle Dambach (Schilick Écologie), puis entre Jean-Marie Kutner (UDI) et Christian Ball (les Républicains), ont clairement démontré l’inefficacité de ces procédés. La première, sanctionnée par la population lors des élections municipales de 2014, conduisit à la prise de pouvoir de la droite. Quant à la collaboration entre Messieurs Kutner et Ball, elle a purement et simplement explosé en cours de mandat, entraînant la convocation des prochaines élections municipales. En plus de flouer les habitant·e·s, ces alliances entre vieux appareils qui persistent à concevoir l’action politique comme un jeu de négociations ont conduit à des déconvenues majeures, dont personne ne veut aujourd’hui assumer les responsabilités. Ainsi, lors des prochaines élections, certains iront jusqu’à masquer leurs logos et utiliser le terme de « rassemblement citoyen ».

Cette désorganisation municipale permanente est indigne des enjeux auxquels est confrontée notre ville. Trop de temps a été perdu inutilement, l‘exemple de la médiathèque est à cet égard édifiant. Trop d’heures ne sont pas passées à écouter les habitant·e·s de la ville, à réfléchir à des projets concrets et aux moyens de les mettre en œuvre. Ces antiques pratiques d’appareils sclérosés sont justement ce qui empêche les habitant.e.s d’accéder à un vrai pouvoir de décision. Une majorité municipale doit être un bloc soudé, capable de travailler avec la population en toute sérénité, sans avoir à se préoccuper d’éventuelles trahisons politiques, le plus souvent à des fins d’ambitions personnelles. Plutôt que de participer à des querelles entre élu·e·s qui souhaitent avant tout conserver leurs sièges, Schilick l’Insoumise restera donc, au cours des prochaines semaines, focalisée sur la publication du programme « L’Avenir en commun à Schiltigheim ».

Notre mouvement incarne enfin le rassemblement tant attendu autour de valeurs qui sont chères aux Schilikois·es, et nous serons heureux d’accueillir toutes les personnes qui voudraient échanger leurs idées avec nous. Nous ne croyons pas au désintérêt des habitant·e·s de cette ville pour la politique, le mécontentement général le prouve. C’est donc contre la résignation, principal facteur d’abstention, que nous devons lutter. C’est la raison pour laquelle nous proposons aux Schilikois·es une nouvelle façon de faire de la politique dans cette ville, en les impliquant bien davantage dans les prises de décisions de la municipalité. Si la configuration de ces élections n’est certes pas parfaite, les enjeux sont immenses et nos équipes, plus insoumises que jamais, sont prêtes.