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Schiltigheim « commune dense »

La commune de Schiltigheim figure parmi les communes les denses de France comme le révèle une étude de l’INSEE du 22/11/2019. Avec 31 811 habitants et une superficie de 763 hectares, Schiltigheim a une densité de 3 976 habitants au km². Seules 781 communes en France sont classées dans la catégorie « communes denses » représentant 2,2% des communes françaises. La ville de Schiltigheim a la part d’espace à usage urbain la plus forte de l’Eurométropole de Strasbourg (EMS) avec 75% de son territoire.

Avec une telle densité, l’objectif du Plan local Urbanisme (PLU) de l’EMS de prévoir à l’horizon 2030 2200 logements supplémentaires, est incompréhensible. Concevoir une telle densité de population ne peut qu’entraîner dégradation de la qualité de vie pour les Schilikois (pollution de l’air, bruit, bétonisation, coût du foncier et des services, insécurité, ségrégations spatiales et embouteillage). Faire croire que densifier sans limite la ville, permet de lutter efficacement contre le désastreux étalement urbain, est une tromperie. Cette forme d’urbanisme répond aux exigences de la finance qui investit toujours plus dans l’immobilier comme le montrent les études récentes. Il en résulte une standardisation architecturale et urbanistique, contraire à l’intérêt général humain et à son écosystème.
Il s’agit de s’attaquer à la racine des problèmes en stoppant la spéculation foncière :

  •  par une rédaction adaptée du règlement écrit du PLU et des orientations d’aménagement et de programmation (OAP).

  • par la mise en œuvre d’une politique énergique et ambitieuse du logement à l’échelle de l’EMS en utilisant les prérogatives de l’Office Foncier Solidaire d‘Alsace créé le 29 novembre 2019.

C’est ainsi qu’il sera possible, sans grever les finances des collectivités locales, de promouvoir un urbanisme durable, respectueux de l’environnement et conforme aux besoins humains.

 

Surcharge des classes

La commune de Schiltigheim a un nombre d’élèves par école maternelle et par école élémentaire bien supérieur à la moyenne nationale. Nous rappelons que ces écoles sont de la compétence des communes.

Avec sept écoles maternelles, le nombre d’élèves à Schiltigheim est de deux cents en moyenne par établissement pour l’année scolaire 2019-2020. L’observatoire des territoires indique pour l’ensemble des communes de France, une moyenne de 105 élèves pour l’année 2017-2018.

Avec cinq écoles élémentaires dont une sur le ban de la commune de Bischheim, le nombre d’élèves à Schiltigheim est de quatre cents en moyenne par établissement pour l’année scolaire 2019-2020. L’observatoire des territoires informe pour l’ensemble des communes de France, une moyenne de 146 élèves pour l’année 2017-2018.

Ainsi, des rapports de 1 à 2 pour les écoles maternelles et de 1 à 4 pour les écoles élémentaires sont à souligner. Une telle concentration d’élèves en un même lieu engendre inévitablement une dégradation des conditions de scolarité des élèves et des difficultés de gestion pour le personnel éducatif et administratif comme

  • la promiscuité et le bruit qui sont facteurs de stress et de fatigue.

  • l’insuffisance des espaces de jeux de par le manque d’espace.

  • un environnement trop minéral et l’absence d’espace vert dans les cours d’écoles.

  • une détérioration des conditions de sécurité des élèves.

  • une difficulté supplémentaire des enseignants à transmettre les savoirs dans un environnement stressant.

Cette situation résulte d’un urbanisme qui a reposé sur la construction de logement sans réfléchir aux services et infrastructures indispensables à la vie en société des habitants comme les écoles ou la question des mobilités. Ainsi, la ville de Schiltigheim a la densité la plus élevé d’Alsace avec 3 976 habitants au km² au détriment d’une qualité des services publics nécessaire pour répondre aux besoins des habitants.

La réalisation de groupes scolaires supplémentaires à Schiltigheim est une nécessité urgente pour les années à venir, suite aux constructions récentes de logement plus de 1000, il est d’ailleurs prévu à l’horizon 2030, 2200 logements supplémentaires au plan local d’urbanisme de l’Eurométropole de Strasbourg (EMS). De tels investissement en matière d’éducation pèseront évidemment sur les finances de la ville, un étalement dans le temps aurait permis de répartir la charge financière de manière vertueuse.

Avec une part d’espace à usage urbain la plus forte de l’EMS avec 75% de son territoire, il sera ardu de trouver des lieux d’implantation pour les futures écoles qui soient conformes au bien être des élèves. Ainsi, la décision de construire l’école Simone Veil sur le site Fischer est contestable de par la mauvaise qualité de l’air comme l’attestent les différentes études.

De plus, pour lutter contre les îlots de chaleur, la plantation d’arbres et d’espaces végétalisés et la pose de sol clair et poreux s’imposent dans la conception de ces écoles. Autant d’espaces qui devront être accessibles par les riverains pour bénéficier de lieux rafraîchissants en dehors des temps scolaires lors des pics de chaleur qui semblent inévitables.

Communiqué de presse – Quartier Fischer et la qualité de l’air ?

Une lecture rapide du journal municipal SCHILICK INFOS des mois d’octobre et de novembre pourrait persuader que le projet QUARTIER FISCHER a été grandement amélioré de par l’action conjointe de Madame la Maire Danielle DAMBACH, l’aménageur et l’association Col’Schick, association dont il convient de saluer le combat qu’elle a mené courageusement contre le promoteur.

Ainsi, on peut lire que « le nouveau QUARTIER FISCHER constitue désormais un programme d’entrée de ville plus respectueux de l’environnement ». Un certain nombre d’autres avancées sont énumérées.

Cependant, concernant la qualité de l’air, aucun commentaire n’est apporté, rien. Pourtant, selon l’organisation mondiale de la santé, la pollution atmosphérique est le plus important risque environnemental pour la santé dans le monde. Ainsi, près de 48 000 personnes sont décédées prématurément en France en 2012 de par la pollution de l’air (source: Santé Publique France) et environ 5000 personnes dans le Grand Est.

Un tel silence est pour le moins irresponsable. En effet, le projet QUARTIER FISCHER est localisé dans une zone de vigilance dite « zone de proximité des voies rapides urbaines ». Comme le prévoit le plan de protection de l’atmosphère de l’agglomération de Strasbourg (arrêté préfectoral du 4 juin 2014), « des prescriptions et éventuelles restrictions de localisation d’équipements recevant des personnes sensibles (enfants, personnes âgées, personnes hospitalisées) soient prises dans les zones affectées par des dépassements de valeurs limites ».

Ce futur quartier est encerclé par l’autoroute A4, la route de Bischwiller et le futur axe Est-Ouest. Dans cet espace, sont prévus selon les demandes de permis, 610 logements, une école maternelle, une école élémentaire, des commerces et une résidence intergénérationnelle. Avec une telle densité, ce projet est contraire à un urbanisme de qualité, capable de créer de la convivialité, facilitant les mobilités des habitants et l’accès aisé aux services.

Concernant la pollution atmosphérique, toutes les mesures doivent être prises pour réduire au maximum l’impact sur la santé des futurs habitants du QUARTIER FISCHER. Les études épidémiologiques concluent en effet que « les effets sur la santé sont davantage liés à la pollution de tous les jours qu’aux pics observés quelques jours par an » et « peuvent survenir à des teneurs en polluants inférieures aux normes de qualité de l’air ».

Pourtant, des doutes subsistent en la matière pour le projet QUARTIER FISCHER. Ainsi, lors de la conférence organisée par l’Eurométropole le 13 octobre 2018, ayant pour thème « Air et Planification: l’Eurométropole projette son air(e) », le représentant de l’Agence Régionale de Santé déclare qu’il a été demandé un complément d’information concernant l’instruction du permis de construire de l’école, les études n’étant pas jointes initialement.

Un certain flou entoure la question de la qualité de l’air, la municipalité doit sortir du silence dans lequel elle se cantonne, la santé des futurs habitants du quartier FISCHER est en jeu.

Schilick l’Insoumise demande à Madame la Maire d’une part de publier l’ensemble des études effectuées concernant la qualité de l’air : par exemple des modélisations 3D simulant la dispersion des polluants, d’autre part de décider la mise en place de protections créant un effet écran afin de réduire l’exposition à la pollution de TOUS LES HABITANTS sans distinction sociale des types d’habitat.

FAQ – Que défendrez-vous à l’Eurométropole ?

Rappelons que l’Eurométropole, qui assume des compétences importantes avec des conséquences directes sur la vie des habitant·e·s, est dirigée par une alliance pour le moins originale, composée d’une partie de la droite, d’En Marche, du PS et des écologistes. Le 16 décembre 2016, ces élus y adoptaient, ensemble, le Plan Local d’Urbanisme Intercommunal (PLUI). Concernant Schiltigheim, ce projet peut être qualifié de « plan de bétonisation ». Bien que notre ville arrive à saturation avec une part d’espace à usage urbain s’élevant déjà à 75%, faisant d’elle la championne de l’Eurométrople dans ce peu glorieux palmarès de l’empilement immobilier, ce PLUI y prévoit la construction de 2000 à 2600 logements supplémentaires au cours des prochaines années. Les votes des élus communautaires de Schiltigheim en faveur de ce projet insensé, qu’il s’agisse de Jean-Marie Kutner (UDI) et de ses soutiens, des élus proches de Christian Ball (les Républicains) ou de Raphaël Nisand (Parti socialiste), sont en totale contradiction avec les discours tenus aux Schilikois·es. Et que penser de l’absence de vote de Danielle Dambach (Schilick Écologie), pourtant présente lors de cette séance du conseil de l’Eurométropole ? Il y a là une duplicité tout à fait troublante.

Bien entendu, nous ne pouvons pas partager cet objectif pour notre ville, qui n’est déjà plus en mesure de scolariser la totalité de ses enfants dans nos écoles maternelles. Sa réalisation nuirait gravement au cadre de vie des Schilikois·es. Nous affirmons sans détour que, comme à la mairie, nous refuserons d’intégrer de telles alliances au sein de l’Eurométropole strasbourgeoise. Nous agirons en toute transparence et lutterons avant tout dans l’intérêt de notre ville. Nous y défendrons notamment la qualité de vie des Schilikois·es, l’arrêt de la bétonisation, la relance du projet de tramway, la création d’emplois responsables et non-délocalisables, la finalisation de la médiathèque ou encore la création urgente de plusieurs grands poumons verts. La ville de Schiltigheim ne doit plus être sacrifiée sur l’autel des ambitions politiques personnelles lors des décisions de l’Eurométropole, comme cela a par exemple été le cas pour la ligne de tram de la route du Général de Gaulle. Elle ne doit pas en être le parent pauvre. Elle est la deuxième ville de l’Eurométropole et la cinquième d’Alsace. Elle ne deviendra pas une cité dortoir de Strasbourg. Schiltigheim est l’historique cité des brasseurs, pas un terrain de chasse pour promoteurs.